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TEC Liège-Verviers : « La position des syndicats ouvre la voie à l’anarchie »

TEC Liège-Verviers : « La position des syndicats ouvre la voie à l’anarchie »

(illustration) EdA

L’administrateur général de la Société régionale wallonne du transport (SRWT), Jean-Marc Vandenbroucke, a fait part jeudi de sa colère vis-à-vis des représentants syndicaux qui ont initié la grève sauvage au TEC Liège-Verviers, paralysant les navetteurs de la région liégeoise, où seuls les bus des dépôts d’Eupen et Verviers ont circulé jeudi.

«La position des organisations syndicales ouvre la voie à l’anarchie », a-t-il estimé.

A la suite de la réunion de sous-commission paritaire entre syndicats et direction qui a débuté fin de matinée, les syndicats n’ont pas voulu reconnaître qu’une grève avait été déclenchée en dehors des procédures de concertation.

La sous-commission paritaire demandait aussi de confirmer que les itinéraires de passage des véhicules TEC sont du seul ressort de la direction et que les conducteurs doivent s’y conformer, et également de respecter des engagements pris de part et d’autre dans la convention collective de travail de décembre 2012, relative à la mise en oeuvre des nouvelles procédures de dialogue social (convention AMéDIS).

Après 4h30 de discussions, les syndicats ont fait savoir qu’ils ne montraient pas leur accord sur ce texte, au grand regret de l’administrateur général.

Pour Jean-Marc Vandenbroucke, la direction ne peut accepter que les organisations syndicales couvrent un comportement fautif, comme celui de la déviation d’itinéraire décidée par les chauffeurs de leur propre initiative pour éviter les travaux à Herstal, sinon, «on va droit à l’anarchie.»

«On invite à la grève sauvage au mépris de toutes les conventions. Ces grèves sauvages à répétition tuent le service! «, estime-t-il, soulignant qu’en outre, le passage allait être à nouveau possible à Herstal dès demain/vendredi. Dix-huit chauffeurs des TEC risquent une sanction (un avertissement) pour avoir dévié les bus de leur propre initiative.

Jean-Marc Vandenbroucke souhaite lancer un signal fort quant au comportement des organisations syndicales «de plus en plus problématique», surtout aux TEC Liège-Verviers «où elles demandent des conciliations un peu sur tout et n’importe quoi et ne respectent pas les accords».

«Quand un accord a été difficilement négocié, quand il est conclu, il doit être respecté par toutes les parties», ajoute-t-il, déplorant que «malheureusement dans le secteur, on fait grève et puis on discute au lieu de faire le contraire». Jean-Marc Vandenbroucke a par ailleurs l’impression qu’il existe une concurrence entre organisations syndicales. Il faut selon lui que les responsables syndicaux adoptent un comportement adéquat.

La grève se poursuit demain/vendredi aux TEC Liège-Verviers. Jean-Marc Vandenbroucke a d’ores et déjà annoncé la tenue d’un conseil d’administration spécial lundi à 8h30.