Au cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire et de la promotion sociale, on se veut confiant par rapport « à la sécurité juridique du système ».

Confiant mais aussi interloqué par la tournure que prend cette session. « On a planché plusieurs mois sur ce modèle, précise Hélène Jacqmin, chef de cabinet adjoint. On a réuni les syndicats, l’administration… » Et le décret qui a suivi a même été voté à l’unanimité au parlement.

«Il faut revenir à la genèse du dossier. En 2007, un décret mettait en place une sélection sur base d’un brevet avec 3 volets. Mais il a été contesté au Conseil d’État.» Et c’est en 2012 que le nouveau décret est passé. «On est arrivé à une épreuve filtre de sélection, déléguée au Selor, suivi d’un stage de deux ans. À l’issue des deux ans, il y a un passage d’épreuve devant un jury.»

Cette procédure permettait aussi de régulariser les «faisant fonction» et de remettre tout le monde sur le même pied. Actuellement, c’est le cabinet de la ministre Simonet qui désigne les inspecteurs. Une procédure qui pourrait être largement contestée. «On avait quand même pris comme ligne de conduite de choisir parmi ceux qui avaient réussi l’épreuve en 2007.»

Et l’examen actuellement conspué : «il n’a pas été pensé dans un cabinet mais sur suggestion du service général de l’inspection.»

Le système prévoyait aussi de favoriser les «faisant fonction», uniquement en cas de réussite. «On les classait dans une réserve prioritaire. On voulait les favoriser, mais pas outre mesure sinon on lèse l’intérêt général.» Tout comme il n’était pas possible de régulariser automatiquement tous les «faisant fonction» ayant une certaine ancienneté «sinon, c’était l’effet du prince.»

E. H.