ENVIRONNEMENT

Marnières de Wasseiges : une riveraine invite les ministres Di Antonio et Henry à la visite

Voyage au centre de la Terre, c'est un peu l'impression que l'on a en pénétrant dans les marnières de Wasseiges. L'effondrement d'une maison, au mois d'août dernier, a mis en lumière l'existence d'anciennes marnières sous le village. Depuis, quatre départs de galeries ont été mis à jour. Et les riverains sont inquiets.

Ces marnières étaient exploitées il y a environ 200 ans. On y retirait la marne afin de l'utiliser pour fabriquer de la chaux et comme engrais pour les cultures. Mais depuis, le village s'est étendu au-dessus de ces galeries. Et plusieurs maisons sont véritablement menacées. D'ailleurs, l'une d'elle, rue baron d'Obin, s'est effondrée en août dernier, suite à des infiltrations d'eau importantes.

Un vide juridique

Quatre riverains, au moins, ont demandé à être expropriés. Malheureusement, outre le vide géologique, ils se retrouvent ici face à un vide... juridique. Rien dans la loi belge n'a été prévu pour ce type de problème. Pourtant, en France, les expropriations sont prévues par la loi lorsque les risques d'accidents mortels sont présents ou quand les travaux de consolidation des sous-sols sont plus onéreux que la valeur des maisons. Alors, pourquoi pas une telle loi chez nous, se demande Karin Huynen, riveraine de ces galeries.

1.500 m³

Depuis une annexe de sa maison, elle accède aux anciennes marnières et nous fait visiter ces lieux magiques mais tout aussi effrayants. Sous sa maison, et les maisons de ses voisins, les galeries, mises bout à bout, comptent pas moins de 60 mètres de long, sur une largeur de 3 à 4 mètres et une hauteur de 6 à 8 mètres. Au total, il faudrait pas moins de 1.500 m³ de béton pour combler le tout. Un coût astronomique, bien au-delà de la valeur des maisons menacées.

Découvrez les curieuses marnières de Wasseiges dans notre reportage vidéo ci-dessus.