Le FC Bruges débauchera-t-il à nouveau?

Dury a donné le dernier coup de pioche pour la tombe brugeoise de Leekens. Et si le coach de Zulte succédait à Long Couteau en Venise du Nord? Belga

Au vu de la vitesse à laquelle les événements se sont enchaînés dimanche, la direction brugeoise avait déjà entamé la quête de son successeur dès la défaite au Lierse. En sortant de la conférence de presse d’après-match, Leekens était convoqué dans le bureau de ses chefs pour en ressortir licencié.

On n’a pas entendu de chants anti-Leekens dans le public brugeois. Ni dimanche ni auparavant, ceci dit. Une petite banderole y réclamait le retour de Christof Daum. Mais l’Allemand avait quitté la Venise du Nord en désaccord avec la politique de transfert.

À chaque départ de coach, les supporters rêvent de voir revenir l’artisan de leur(s) dernier(s) titres, Trond Sollied. Le Norvégien a été «libéré» par La Gantoise depuis peu et ne serait pas opposé à un retour au Club selon son entourage. Mais a-t-il une philosophie de compatible avec l’autoproclamé hyper-professionnel président Verhaeghe qui avait opté pour la discipline de fer de Daum?

S’il n’est pas libre, le successeur de Leekens sera peut-être à débaucher. Ce qui n’est pas un tabou pour le boss brugeois, il l’a prouvé avec Leekens. Les premiers noms qui surgissent? Ils sont issus du top 6…

Peter Maes bien entendu, en pleine bourre avec Lokeren (contrat jusqu’en 2015) mais qui n’avait sans doute pas apprécié de servir d’appât pour faire venir Leekens en mai dernier. Hein Vanhaezebrouck, lui, a répété qu’on ne le reprendrait pas à rompre son contrat courtraisien comme il l’avait fait pour vivre un solide échec à Genk.

Sans oublier un certain Francky Dury, qui a gardé un visage encore plus fermé que d’habitude, dimanche malgré sa victoire. Le coach de Zulte avait dû vivre une fin de bail gantois en eau de boudin à une approche brugeoise de son ancien patron Mannaert… Un gros chéquier peut-il effacer autant de casseroles déjà accumulées par les patrons Blauw en Zwart?

D.MER.