Un cercueil au volant. Vous êtes choqué, interpellé? C'est le but de cette nouvelle campagne de sécurité routière wallonne.

L'image est forte. Choquante di ront certains. Elle n'est malheureusement que le parfait symbole de ce qui se passe sur les routes wallonnes chaque week-end. Quatre tués...

Certes, les dernières statistiques de l'IBSR montrent une nette amélioration : entre 2009 et 2010, le nombre de tués a diminué de 16,3 % en Wallonie. Et même le week-end le nombre d'accidents mortels est en baisse : - 29,5 % quand la Flandre ne fait que - 5,6 %. Mais le samedi et le dimanche restent les plus meurtriers : 40 % des tués sur les routes wallonnes le sont durant ces deux jours. Raison pour laquelle le ministre wallon des travaux publics, Benoît Lutgen, a décidé de lancer une vaste campagne ciblant spécifiquement ces deux jours.

«C'est là qu'on peut encore améliorer fortement la situation, car la marge de diminution y est plus importante », dit-il. Parce qu'aussi elle s'adresse particulièrement aux jeunes, cette campagne adopte un ton plus direct, plus fort, auquel on n'est pas habitué chez nous. Mais la France, notamment, a utilisé la même tactique avec des campagnes plus chocs encore. Et avec un certain succès puisque les statistiques des accidents de la route y ont connu une nette diminution.

«Même s'il ne faut pas isoler une action en particulier et que, en matière de sécurité routière, c'est une politique globale qui porte ses fruits», note le ministre. Raison pour laquelle cette campagne n'est qu'un jalon parmi d'autres (radars, sensibilisation, amélioration des infrastructures,...) que veut poser le ministre pour diminuer le nombre de drames de la route.

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