Des dizaines de milliers de personnes ont bravé l'interdiction de manifester pour réclamer la chute du régime.

Ils étaient des milliers à manifester en Syrie, bravant l'interdiction, lors d'un nouveau «Vendredi de colère». Pour la première fois, les Frères musulmans se sont joints au mouvement de protestation. À Deraa, la ville martyre, quelques dizaines de milliers de personnes ont bravé l'interdiction de manifester. Au moins seize personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées par des tirs des forces de sécurité. Il y a une semaine, la répression y avait fait plus de 80 morts.

Deux mille manifestants ont défilé à Midane, un quartier de Damas. Et plusieurs milliers d'habitants se sont rassemblés à Saqba, près de la capitale. Dans la ville industrielle de Homs, des milliers de personnes ont crié «à bas le régime», d'après des vidéos filmées par des militants et diffusées pour la première fois en temps réel sur internet. À Banias, ils étaient près de 10000 scandant «Liberté, solidarité avec Deraa».

Depuis le début de la contestation, plus de 500 personnes ont été tuées dans tout le pays, selon le «Comité des martyrs du 15 mars», proche des opposants.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a tenu vendredi à Genève une session extraordinaire sur la Syrie, à la demande des États-Unis qui souhaitent l'adoption d'une résolution condamnant la répression.

Les Frères musulmans, principal groupe d'opposition dans le pays, ont accusé le régime de perpétrer un «génocide» et appelé le peuple à ne pas céder aux «tyrans», en référence à Assad.

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