Sur fond de catastrophe nucléaire au Japon, on commémore aujourd'hui les 25 ans de celle de Tchernobyl.

Le 26 avril 1986, le réacteur no4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. Vingt-cinq ans plus tard, soit une génération, Alain De Halleux (réalisateur et diplômé en sciences nucléaires) est allé à la rencontre de ces «enfants de Tchernobyl» et de leurs aînés. Le fil rouge de son documentaire est le groupe Asfalt, trois garçons et une fille nés juste après la catastrophe. Ils font du rock qui parle justement de la catastrophe. Ce qu'ils en disent : il faut vraiment chercher à être au courant car c'est quelque chose dont on ne parle pas vraiment.

Ces jeunes jouent au jeu vidéo S.T.A.L.K.E.R., ou quand la réalité dépasse la fiction. Nous sommes en 2012, six ans après une nouvelle explosion. C'est grâce à ce jeu que Julia, 21 ans a compris ce que son père, liquidateur sur le site a l'époque, a réellement enduré. Le film donne aussi la parole à des témoins directs qui s'expriment de manière très cash. Un médecin explique que seuls 5 à 10 % des enfants sont sains. Tous les autres souffrent de maladies plus ou moins graves. L'espérance de vie des Ukrainiens a diminué de près de 20 ans en une génération. Un autre, ingénieur, parle de toutes les questions qui n'ont pas été envisagées avec la construction du nouveau sarcophage : que faire en cas d'incendie et comment l'État ukrainien va-t-il trouver les moyens faramineux qui seront nécessaires à son entretien... A.Vt.

Arte, 20.40

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