Début du procès des meurtriers de Kitty

(photo Belga)

Le procès du meurtre de la policière Kitty Van Nieuwenhuysen débute ce lundi. Les trois accusés nient toujours leur implication.

La cour d'assises de Bruxelles entame ce lundi le procès du meurtre - pour faciliter le vol - de la policière Kitty Van Nieuwenhuysen.

La jeune femme, qui allait fêter ses 24 ans, a perdu la vie dans une intervention, le 4 décembre 2007, à Lot (Brabant flamand), lors de laquelle un autre policier et un particulier avaient également été grièvement blessés. Les trois hommes qui comparaîtront lundi nient toujours toute implication dans les faits.

Kitty Van Nieuwenhuysen et son collègue Peter Van Stalle, âgé de 27 ans, étaient à la recherche des conducteurs d'une voiture Volvo retrouvée abandonnée, quand ils sont tombés, dans la Beerselsestraat, sur trois hommes armés qui ont immédiatement ouvert le feu.

La jeune policière a été tuée et son collègue grièvement blessé. Les trois hommes ont ensuite dérobé une Peugeot et pour ce faire tiré sur le propriétaire du véhicule, Ismaël Saccoor, âgé de 52 ans.

Un mois et demi après les faits, le 19 janvier 2008, les enquêteurs ont appréhendé trois suspects : Hassan I. (32 ans), Nourredine C. (31 ans) et Galip K. (30 ans). Ils ont été identifiés sur base d'indicateurs, de déclarations de témoins, d'enquêtes téléphoniques et, un point visiblement contesté, d'analyses ADN retrouvé dans la Volvo que le trio avait abandonnée sur place. Elle avait été dérobée de manière violente dans la nuit du 15 au 16 novembre 2007 dans les environs de Charleroi.

Les trois accusés sont également poursuivis devant les assises pour ce vol, tout comme pour l'agression commise sur un agent de change, début novembre 2007.

Ce dossier n'est pas lié aux faits commis à Lot, mais a dû être utilisé en toute urgence afin de garder Hassan I. sous les verrous, quand il a failli sortir en raison d'une erreur de procédure commise en prison. Il s'est avéré par la suite qu'il avait payé un gardien pour provoquer cette erreur de procédure.

Les trois hommes ont toujours nié toute implication dans les faits dramatiques commis à Lot ou le vol de la Volvo et déclaré que l'enquête ne s'était pas déroulée dans le respect de la loi.

La Cour de Cassation ne leur a pas donné raison sur ce point, mais il est fort probable que leurs avocats reviendront avec cet argument lundi devant le jury populaire.