MISS BELGIQUE

Cilou Annys, Miss Belgique 2010: "je ne compte plus les mains aux fesses"

Cilou Annys, Miss Belgique 2010: "je ne compte plus les mains aux fesses"

Cilou ne regrette pas son petit ami elle a la frite. Reporters

Miss Belgique 2010 va bientôt tirer sa révérence . L'occasion de dresser, avec elle, le bilan de son règne. Un moment fort? «Miss Univers et ma 14e place», confie la belle Brugeoise.

Élue Miss Belgique 2010 le 10 janvier dernier, Cilou Annys remettra bientôt sa couronne. Le 9 janvier, nous connaîtrons en effet la demoiselle qui lui succédera. À un peu plus d'une semaine de la fin de son règne, la Brugeoise de 19 ans tire, avec nous, le bilan de son année où elle a représenté le charme belge.

Cilou Annys, qu'est-ce qui vous a le plus marqué cette année?

Beaucoup de choses : les événements auxquels j'ai participé, les gens que j'ai rencontrés... J'ai aussi beaucoup voyagé. Mais si je ne devais retenir qu'une seule chose, ce serait l'élection de Miss Univers où j'ai terminé quatorzième.

Une place qui vous convient?

J'en suis satisfaite. J'aurais voulu finir plus haut dans la hiérarchie, mais sur scène, je n'étais pas assez sûre de moi. J'avais un peu peur et je pense que cela s'est vu.

Ce concours, qui s'est tenu à Las Vegas, est-il plus difficile que l'élection de Miss Belgique?


Oui. Car la compétition est très rude : il y a 83 filles qui veulent toutes devenir Miss Univers. C'est aussi très fatiguant, car notre programme est chargé. Sur le moment j'étais très fatiguée. Mais quand j'y repense, c'était vraiment une expérience incroyable. Je me dis même que je n'en ai pas assez profité. Miss Univers m'a aussi appris beaucoup : notamment à être plus patiente.

Et Miss Monde, l'autre concours international de beauté auquel vous avez participé...

Je n'ai pas vraiment aimé Miss Monde. C'était très long, quatre semaines. Dès la première semaine, les candidates savaient qui allait gagner (NDLR : Miss USA, Alexandria Mills) . Certaines filles étaient donc démotivées, fâchées, certaines pleuraient. Et nous avions encore trois semaines à rester en Chine.

Du positif tout de même?

Oui, j'ai rencontré des filles avec qui je reste en contact, comme Miss Bahamas, Miss Australie ou encore Miss Barbade.

En parlant d'amitié, devenir Miss Belgique a-t-il bouleversé votre vie?


J'ai perdu beaucoup d'amies. Mais ce sont les meilleures qui sont restées. Et puis, j'en ai gagné aussi. C'est normal, c'est la vie.

Vous avez aussi quitté votre petit copain...

Après l'élection, en peu de temps, j'ai vite évolué et lui non. Mais avant Miss Belgique, ça allait déjà moins bien entre nous. Mais ça va : je suis une femme forte.

Un petit ami vous manque-t-il?

Non.

Parmi les moments difficiles de votre règne, il y a eu cette photo où vous piétinez le drapeau belge, tandis que Bart De Wever, président de la N-VA, est à vos côtés. Avec le recul, comment analysez-vous cette polémique?


Je comprends les gens. Mais c'était le deuxième jour où j'étais Miss Belgique, et j'avais la tête ailleurs, donc je n'ai pas pensé que la photo n'était pas bien. Le comité aurait dû le savoir. Je regrette un peu d'avoir fait ce cliché.

En tant que Miss Belgique, vous faites beaucoup d'actes de présence pour les sponsors. Vous n'avez jamais eu l'impression d'être un produit marketing?

La Miss est un produit marketing qui représente, entre autres, les sponsors. C'est un choix, car, quand tu t'inscris au concours, tu sais que ce sera comme ça pendant un an. Le lendemain de l'élection, tu as une petite valise avec des vêtements d'une marque, les bijoux d'une autre et les chaussures d'une troisième encore. Tu dois les porter, c'est dans le contrat.

Comment est la vie d'une Miss?


Fantastique, tant par les rencontres, les activités que tu fais, les voyages (Las Vegas, New York, Thaïlande, Chine...). Mais elle est dure aussi car l'agenda est chargé. Certains jours, tu dors très peu, parfois tu n'as pas mangé non plus. Et puis certaines choses sont déplaisantes.

Lesquelles?

Beaucoup d'hommes veulent te toucher les fesses. Poser avec quelqu'un pour la photo, ne me dérange pas. Je le fais avec plaisir. Mais il faut que les gens soient respectueux. Certains me touchaient les fesses alors que leur compagne regardait. C'est étrange. Mais maintenant, j'ose leur dire que ça ne se fait pas.

Votre règne s'achève. Qu'avez-vous prévu pour la suite...


J'ai rencontré des gens qui m'ont demandé de faire des défilés pour eux, des photos, des actes de présence. J'ai un projet aussi : m'investir dans une oeuvre caritative qui soutient les femmes violées en Afrique. J'aimerais aussi faire du mannequinat, mais pas en Belgique. Ici, je suis devenue trop commerciale : je suis connue en tant que Miss Belgique. Les créateurs préfèrent des mannequins moins connus, car ce qui doit être mis en avant, ce sont les vêtements, pas celle qui les porte. Mais ça me convient, car je souhaite défiler à l'étranger.

Et la télé?

Suis-je prête pour la télé? Je ne sais pas. Et puis, ils n'ont pas besoin d'une présentatrice pour l'instant (rires). Mais s'il y a quelqu'un qui me le demande, je dirais oui!

Ça ne va pas être trop dur de ne plus être la Miss en titre...


Quand on débute l'aventure, on sait que cela ne durera qu'un an. Je me prépare un peu. Mais c'est sûr, ça va être bizarre, beaucoup de choses vont changer. Mais ça va aller.