L'assemblée générale des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP) n'a pas obtenu vendredi après-midi les 80 % de voix nécessaires à la fusion des quatre universités catholiques francophones en une future structure baptisée UCLouvain, ne récoltant que 68 % des voix (30 pour et 14 contre).

Pour le recteur des FUNDP, Yves Poullet, ce résultat de vote n'exprime nullement la volonté de l'université de Namur de se retirer de l'académie «Louvain», même s'il empêche la fusion des quatre universités.

Le projet de fusion avait été lancé et préparé depuis plus de trois ans.

Le recteur des FUNDP souligne qu'une majorité de l'assemblée générale (68 %) s'est montrée favorable à la fusion.

Yves Poullet savait que le vote de «son» assemblée générale n'était pas assuré. Il garde pourtant la foi, dans l'esprit jésuitique qui est le sien.

« Nous avons fait une erreur procédurale dans la façon dont les projets ont été menés, dit-il dans un discours presque d'excuse vis-à-vis de ses trois collègues recteurs.

On a laissé penser que la fusion se construisait par des autorités suprêmes. Il fallait que le projet fasse vibrer les gens.» À Namur, la vibration était bien là, mais fonctionnant dans des sens divers.

«Nous avons été pris par le temps : nous voulions d'un projet fédérateur, et chez nous on a manqué de confiance. C'est dommage, d'autant que beaucoup ont dit qu'ils étaient pour la fusion, mais qu'ils ne voyaient pas forcément clair dans les institutions». Alors demain? Une réunion du «comité stratégique» de l'Académie Louvain est prévue.

C'est là qu'on soignera la gueule de bois.

Que les recteurs et les autorités engagées tenteront de définir un nouveau projet pour quatre universités, «capable de les rendre performantes sur le plan européen».

C.F. (avec Belga)

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