Premier essai : Chevrolet Orlando, l'attraction pour sept

Premier essai : Chevrolet Orlando, l'attraction pour sept

Sous une carrosserie de « brute », l’Orlando se montre civilisé, pratique et confortable. Et le prix est canon. Chevrolet Orlando

Ceux qui ont une grande famille et un budget plutôt serré vont adorer le Chevrolet Orlando.

Proposer un crossover à sept places au tarif d'une petite Audi A1, ça décoiffe. Affiché à 18199¤ en essence et 20 199¤, l'Orlando a de quoi hérisser les cheveux de ses concurrents! Les Peugeot 5008, Citroën C4 Picasso, Renault Scénic ou VW Touran vont sentir le vent passer. Agressif, déjà, avec sa berline Cruze, Chevrolet étend sa gamme, poursuivant l'offensive dans le segment des monospaces compacts. En misant toujours sur un rapport prix-prestations imbattable. Ici, on ne parle pas pour autant de «low cost».

Fini l'époque des Daewoo rebadgées. Bien que construit en Corée et portant le nom d'une ville américaine célèbre pour ses parcs d'attractions, l'Orlando n'est pas là pour amuser la galerie. D'emblée bien équipé, il possède plus d'un solide argument. À commencer par une qualité perçue en très net progrès, que l'on remarque dès qu'on s'assied dans l'habitacle.

Fluide, le tableau de bord est bien dessiné, ergonomique et pratique. Les rangements sont nombreux, avec même un petit coffret secret pour vos objets précieux, caché sur la console, derrière les commandes radio. Nulles reproches sur la finition, ni sur les matériaux qui présentent bien. Les sièges sont confortables et - ça saute aux yeux - la place ne manque pour personne. Même sur les deux sièges d'appoint qui se déplient dans le coffre, deux adultes voyageront à l'aise sur de courts trajets. L'accès n'y est pas malaisé, l'assise et les dossiers des sièges du rang milieu se replient dans le même mouvement, tout en simplicité.

Bien sûr, dans cette configuration sept places, le coffre de l'Orlando est réduit à sa portion congrue (mais on a déjà vu plus rikiki ailleurs). Sinon, sans être le plus volumineux de sa catégorie, le compartiment à bagages offre une capacité de 454 à 1487 litres. Banquette rabattue, le plancher ne se met pas tout à fait à plat mais le seuil n'est pas trop haut et on charge aisément des objets larges.

C'est que l'Orlando fait dans la finesse du déménageur. Son look tout en carrure ne séduira pas tout le monde, c'est certain, mais il a le mérite de trancher face à la consensualité des rondeurs actuelle. Cette brique se remarquera dans la circulation! Étonnant : malgré ce côté «brute», le crossover Chevrolet se montre, sur la route, vraiment civilisé. Ne rechignant jamais à reprendre dans les bas tours, son diesel 2.0 VCDi de 163 ch, parfaitement insonorisé, se montre d'une discrétion remarquable en vitesse de croisière. Une version dégonflée à 130 ch sera aussi disponible, alors qu'au lancement le seul moteur essence est un 1800 de 141ch.

La boîte à six rapports est parfaitement étagée. La direction agréable et précise. La conduite est dynamique. Basé sur la plate-forme de la Cruze, l'Orlando présente même un amortissement un rien plus ferme et, si le confort n'est pas au top, les prises de roulis s'en trouvent bien limitées. Au bilan : spacieux, astucieux, dynamique, bien fini et surtout pas cher du tout en regard de ce qu'il offre : l'Orlando sera la bonne affaire du début de l'année 2011 (avec même une réduction promo de 3000¤ net pour qui passe commande avant le 10 février). Mais ne le cherchez pas au salon de l'Auto, Chevrolet n'y aura pas de stand lors de cette édition.

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