Eaux chaudes, jolies plages et kitesurfeurs Cap-Vert

Le Cap-Vert, à un peu plus de six heures de vol de la Belgique, est la nouvelle destination en vogue.

Commençons par écarter une idée reçue : le Cap-Vert... n'est pas vert. Pour réellement goûter au charme exotique de ce collier de dix îles, dont neuf habitées, situées au large du Sénégal, les plus aventureux emprunteront le ferry pour rejoindre Santo Antao ou Sao Nicolau. D'autres prendront l'avion. Mais au moment d'atterrir sur une des quatre îles desservies par un aéroport international, attendez-vous à découvrir un paysage désertique, presque lunaire et des curiosités touristiques plutôt éparpillées. Les passionnés de patrimoine ou de richesses naturelles repasseront, les amateurs de chaises longues, d'eaux turquoises et chaudes, de belles vagues, de pêche ou de sports nautiques, eux, seront comblés. À un peu plus de six heures de vol de la Belgique, ce paradis des kitesurfeurs - on y trouve d'ailleurs quelques caïds de niveau international - offre en effet quelques plages - Santa Monica notamment, sur l'île de Boa Vista - qui n'ont rien à envier à celles de Cancun ou des Antilles. La distance et le décalage horaire en moins (deux heures par rapport à notre pays). Et le sable y reste tiède, même quand le thermomètre approche des 30 degrés.

Archipel d'une superficie totale de 4000 km2, le Cap-Vert est l'une des destinations en vogue, sans pour autant déjà subir une véritable invasion de vacanciers (350 000 cette année environ).

Qui risque cependant de ne pas tarder! Parce que les Cap-verdiens voient dans le tourisme une occasion unique d'améliorer une économie certes encore fragile, mais néanmoins moins alarmante qu'aux premières heures de leur indépendance acquise en 1975 (le Cap-Vert était, avant cela, une colonie portugaise depuis 1456). Les hôtels de grande taille, et de qualité, s'y développent et des chaînes importantes comme Iberostar ou Riu font désormais briller leurs enseignes sur Boa Vista ou Sal, les deux îles les plus à l'est de l'archipel. Celles aux plages les plus attractives aussi.

Sal ne recense qu'un vingtième à peine des 500 000 habitants de ce pays où le portugais reste la langue nationale et le créole la plus usitée. Mais elle est la plus fréquentée par les touristes.

Sur cette île, si l'envie vous prend de vous éloigner un peu des plages pour une excursion, vous découvrirez, à Pedra de Lume, une ancienne saline (d'où le nom de l'île). Celle-ci n'est plus active, mais les visiteurs peuvent se baigner, flotter plutôt, dans son lac de teinte rose, où l'eau est 25 fois plus salée qu'en mer. Un peu plus loin, Espargos, ville principale de l'île, offre un décor plutôt tristounet. Où quelques ruelles à l'africaine se fondent au milieu de nombreux chantiers qui laissent l'impression de se développer au rythme des tortues peuplant les côtes avoisinantes. Heureusement, le sourire et la bonne humeur des Cap-verdiens égaient cette atmosphère bercée d'influences portugaises, brésiliennes, africaines ou encore caribéennes, qu'on retrouve notamment dans le funana, musique assez proche du zouk, ou la cachupa, plat national, sorte de cassoulet à base de haricots, maïs et patates douces. Ceux qui n'en raffolent pas se reporteront sur les délicieux mets de poisson que proposent les restaurants du coin. À base de thon notamment, qu'on pêche en grande quantité là-bas. Entre une séance de bronzette et deux longueurs de piscine.

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