ÉDITION BELGE

Le livre a l'enfance en poupe

Le livre a l'enfance en poupe

Reporters

Qui dit livre belge pense d'abord BD. Mais le livre jeunesse affiche une belle progression en 2009. Dans un marché qui stagne et doit faire face au défi numérique.

Les éditeurs belges ont sorti leurs chiffres 2009. L'occasion de se pencher sur un secteur économique pas comme les autres.

1. L'Association des éditeurs belges Elle rassemble sur base volontaire les éditeurs belges de langue française. Actuellement, elle compte 78 membres. Le chiffre d'affaires global de ces éditeurs est, pour 2009, de 243,7 millions d'euros. Pratiquement en stagnation (+ 0,2 %) par rapport à 2008. Ces éditeurs publient 2/3 de leurs ouvrages en français et 1/3 en néerlandais. En 2009 toujours, 54 % de ces livres ont été vendus en Belgique et 46 % à l'étranger. La part belge remonte légèrement par rapport à 2008. Attention, les chiffres donnés sont ceux des éditeurs belges et ne sont aucunement le reflet de la vente des livres en Belgique où, côté francophone, le marché est principalement aux mains des éditeurs français. Particulièrement en littérature générale, un secteur pratiquement inexistant en Belgique.

2. BD, Sciences humaines et livres scolaires Ce sont les trois «vaches à lait» de l'édition belge. À elle seule, la BD représente, en 2009, un chiffre d'affaires de 91 millions d'¤ soit 38,6 % du total du secteur. Un chiffre fait principalement à l'exportation (77,4 millions). Le secteur est pourtant en légère régression (-1 %) par rapport à 2008. Conjoncturel, expliquent les éditeurs, les grosses sorties médiatiques c'est un an sur deux. Et là, c'est en cette fin d'année 2010! Autre gros secteur, les sciences humaines avec un chiffre d'affaires de 80 millions, également en légère baisse (-1,5 %). Enfin, le livre scolaire se maintient bien avec 36,6 millions de CA, en augmentation de 2 %. Un effet du lobbying mené par les éditeurs mais aussi et surtout de l'augmentation du prix de ces livres...

3. La percée du livre jeunesse La bonne nouvelle dans un marché en stagnation (mais qui résiste finalement plutôt bien à la crise) c'est le boom du livre jeunesse. D'autant qu'un enfant qui lit risque bien d'être un adulte qui lira. Le secteur affiche une progression d'un peu plus de 1 % pour un CA global de 10,4 millions d'euros.

4. Le défi numérique Il est double pour les éditeurs. D'un côté l'open access aux contenus scientifiques n'est pas réglé pour les éditeurs qui ne bénéficient pas encore légalement des compensations pourtant prévues par la directive européenne. Mais surtout, l'arrivée du livre numérique, même s'il reste encore limité chez nous, demande des investissements importants face à un marché plutôt habitué à la gratuité. Les éditeurs veulent éviter un naufrage «musical»!

5. Le prix Ex-libris Décerné chaque année par les éditeurs belges à deux journalistes, il a récompensé, pour 2010, Christelle Dyon (Metro) et Hugues Dayez, qui est aussi le monsieur BD de la RTBF.

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