INTENTIONS DE VOTE

Le PS premier, les miettes pour les autres

Ne serait le risque d'une radicalisation autonomiste plus forte encore de la Flandre de son ami Bart, Elio Di Rupo aurait tout intérêt à laisser courir pour aller jusqu'à de nouvelles élections. Notre sondage lui promet en effet un « score quasi nord-coréen », selon la formule de Marc Dumoulin, directeur de Dedicated Research. Avec 41,6 % d'intentions de vote pour le PS (c'est 4 % de mieux qu'aux élections de juin !), la tentation pourrait être forte pour le Montois...

 

Ne serait le risque d’une radicalisation autonomiste plus forte encore de la Flandre de son ami Bart, Elio Di Rupo aurait tout intérêt à laisser courir pour aller jusqu’à de nouvelles élections. Notre sondage lui promet en effet un «score quasi nord-coréen », selon la formule de Marc Dumoulin, directeur de Dedicated Research. Avec 41,6% d’intentions de vote pour le PS (c’est 4 % de mieux qu’aux élections de juin !), la tentation pourrait être forte pour le Montois… Son échec dans la préformation d’un gouvernement ne lui a visiblement pas porté préjudice. C’est même tout le contraire. Et celui dont le parti était encore aux abois avant les fédérales de 2007 approche des cimes du PS de Dieu Spitaels lui-même, qui frôlait les 44% en 1987.

Au MR, repoussé à 18% du Parti socialiste, on doit se dire que le centre de gravité n’est décidément pas près de basculer du côté espéré. Mais bon, malgré (ou grâce à ?) leur absence à la table des négociations, les bleus du toujours président Reynders progressent de 1,5% par rapport aux élections de juin. Bref, on reste sur ses bases et on ne rêve plus. Malgré cette petite progression due essentiellement au retour au bercail des déjà déçus du Parti populaire.

Chez Écolo aussi on reste à l’étale par rapport à juin et on est, là aussi, loin de la marée verte du scrutin régional de 2009. Même si le petit 1% de progression est bon à prendre pour les troupes de Javaux. Qui doublent nettement le cdH et accrochent la symbolique 3e place du podium politique. Il faut dire que le parti de Joëlle Milquet est presque une victime consentante avec à peine 11,2 %. C’est historiquement bas pour les humanistes ! Sans doute qu’à force de jouer le poisson-pilote du PS, le cdH en vient à être masqué par le prédateur politique qu’il est devenu…

« La succession à la présidence du parti qui traîne depuis longtemps n’aide pas non plus », juge Marc Dumoulin. Entre Joëlle Milquet, dont le message est mis en sourdine par la star incontestée Di Rupo, et un Benoît Lutgen qui préfère s’occuper des Journées du Patrimoine wallon plutôt que de mouiller sa chemise pour sauver ce qu’il reste des bijoux de la famille Belgique, l’électorat cdH se demande peutêtre s’il y a encore quelqu’un pour porter ses voix au fédéral.

+ Retrouvez notre sondage exclusif dans les pages L'Avenir de ce vendredi 17 septembre 2010.