À peine une entreprise sur trois utilise les réseaux sociaux dans sa stratégie de marketing. L'outil est pourtant utile pour accroître les ventes.

Entr e les entreprises belgo-luxembourgeoises et les réseaux sociaux, ce n'est pas la grande histoire d'amour. Une étude récente du groupe Regus révèle que plus d'un quart d'entre elles seulement (27 %) ont recours aux réseaux sociaux pour attirer de nouveaux clients. C'est peu comparé à des pays comme le Mexique (52 %), l'Espagne (50 %) ou encore les Pays-Bas (50 %).

L'enquête menée par une société mettant à disposition des espaces de travail pour de grandes multinationales révèle par ailleurs que plus de 40 % des entreprises de la planète recourent à Twitter et autres Facebook pour recueillir de nouveaux clients.

Les sites de socialisation ont le vent en poupe. En quelques années Facebook est parvenu à rassembler plus de 400 millions de personnes à travers le monde. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives en termes de marketing et de publicité pour les entreprises.

Une différence culturelle

Pourquoi les entreprises belges sont-elles dès lors si réticentes à utiliser ces nouveaux moyens ?

Pour l'auteur de l'étude, c'est essentiellement une question de différence culturelle. « La Belgique est un pays qui a toujours privilégié la qualité à la quantité. Les Belges cherchent plus, investiguent davantage avant de se lancer sur ce type de réseaux, analyse Eduard Schaepman. Aux Pays-Bas par exemple, voilà longtemps que les réseaux sociaux sont intégrés à la vie de tous les jours et ne se limitent pas seulement à Facebook », poursuit-il.

« Beaucoup d'entreprises ont l'impression que recourir aux réseaux sociaux n'est pas une démarche très professionnelle », indique James Van Wayenbergh, chef du projet jesuisfantastic.be, une initiative de la Région wallonne pour promouvoir l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de communication (TIC) dans les entreprises. « La faible utilisation des réseaux sociaux est aussi liée au fait que les PME belges ont de manière générale un retard dans l'usage des TIC (e-commerce, sécurité informatique, etc.) », conclut-il.