PARTI POPULAIRE

Laurent Louis, un inconnu de droite devenu député

Avec un score de 5,04 % en Brabant wallon, le Parti populaire obtient un siège grâce à l'apparentement. Mais qui est donc cet élu ?

Il ne peut dissimuler un large sou rire, tout en donnant l'impression de planer sur son nuage. Entre appels sur son GSM et de nombreuses sollicitations pour des interviews, il ne sait plus où donner de la tête et a visiblement un peu de mal à rassembler ses idées. Il s'en excuse en nous précisant : « vous savez, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. » Lui, c'est Laurent Louis. Un inconnu dans le monde politique qui se retrouve sous les feux de la rampe en étant le premier élu, et le seul, du Parti Populaire (parti fondé par Mischaël Modrikamen et Rudy Aernoudt) à siéger à la Chambre. Un statut qui ne semble pourtant pas effrayer, ni même étonner, cet habitant de la Grand-Place de Nivelles tout juste trentenaire. « Je suis bien évidemment surpris du siège, d'autant que je n'avais pas calculé les choses de cette manière. Je pensais qu'il fallait 20 % pour être élu. Mais, par contre, je ne suis pas du tout surpris par le score du parti en Brabant wallon. C'est ce que j'espérais. » Une histoire qui peut paraître invraisemblable pour ce nouveau député fédéral qui jusque-là n'avait jamais participé à la moindre élection. « Je pensais commencer au niveau communal et me faire connaître petit à petit, mais voilà tout a finalement été très vite. » Une ascension qui peut apparaître comme une revanche sur la vie pour cet homme qui a perdu ses parents et a dû, de ce fait, renoncer à ses études de droit.

« Étant fils unique, je me suis occupé de mes grands-parents et j'ai dû me débrouiller. Rapidement, je me suis lancé comme indépendant et aujourd'hui j'ai fondé une société de traduction avec mon épouse, Catherine. Mais je me suis toujours intéressé à la politique et j'ai d'ailleurs défendu pendant douze ans les idées du MR. » « Je suis un homme de droite » Un parti qu'il a quitté en février dernier alors qu'il était devenu le président des jeunes nivellois libéraux. « Je me suis rendu compte qu'au MR, il n'y avait pas de place pour les jeunes. On était juste bon à faire des crêpes. Et puis l'idéologie du parti a changé. Je suis un homme de droite et je veux le rester. Et cela ne me réjouit pas de voir le PS au pouvoir. J'aurais préféré y voir un vrai parti de droite. » Comme le PP...

« Il faut toujours viser haut. Ce siège va nous amener une visibilité. Sans élu, je ne sais pas si on aurait pu conserver le parti. Aujourd'hui, le PP est le plus petit parti des grands et il a un bel avenir devant lui. » Et Laurent Louis de déjà donner rendez-vous aux Nivellois pour les élections communales de 2012.