Amanda Lear, grand-mère déjantée

Amanda Lear, grand-mère déjantée

Reporters

L'ancienne égérie de Salvador Dali fait ses débuts sur les planches. Une nouvelle aventure qui n'est pas pour lui déplaire. D'autant que la pièce cartonne en France.

Septante ans, c'est généralement l'âge où l'on prend le temps de souffler, de profiter de son temps libre après plusieurs décennies de dur labeur. Pour Amanda Lear, rien de tout cela. Que du contraire. C'est l'âge qu'elle a choisi pour débuter une carrière au théâtre. Avec un certain succès.

Depuis septembre 2009, Panique au Ministère, attire les foules. Plus de 300 000 personnes à ce jour. « Une rare longévité » jubile l'ancienne égérie de Salvador Dali qui interprète le rôle d'une grand-mère déjantée, « qui fume des joints, drague des petits jeunes » et qui déboule dans la vie de sa fille, Gabrielle. Cette dernière, interprétée par Natacha Amal, est la chef de cabinet du Ministre de l'Éducation. Éternelle célibataire coincée et ringarde, elle doit, en plus de gérer un patron dépassé, faire face à la quête d'indépendance de sa propre fille. Et pour ne rien arranger, un jeune jardinier de 20 ans son cadet va venir bouleverser ses habitudes de petite madame.

D'emblée, le scénario a plu à Amanda Lear. « J'ai trouvé la pièce très drôle. Même si je ne me voyais pas dedans . » Pour l'anecdote, elle pensait d'ailleurs interpréter un autre rôle que celui qui est aujourd'hui le sien. Mais finalement, l'ancienne chanteuse de disco a sauté le pas. « Ca me tentait depuis longtemps. On me proposait des pièces. On m'a proposé de jouer avec Bernard Tapie. Mais je n'aurais jamais pu m'entendre avec lui. »

Dans Panique au Ministère, Amanda Lear peut compter sur ses complices de scène. « Tous les comédiens sont de vrais acteurs de théâtre. Heureusement car c'est une vraie pièce, où il faut suivre le texte à la lettre. Je ne suis pas seule. Je ne peux pas improviser. C'est vrai que c'est différent mais c'est aussi très excitant . »

Et nouveau. Une expérience à mille lieues de ce qu'elle a pu connaître quand elle travaillait pour Silvio Berlusconi. « Je faisais deux, trois conneries à la télé avec de jolies robes. La télé italienne était particulièrement mauvaise. »

Son expérience aux Grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL, où elle est toujours présente, l'a par contre aidée à débuter sa nouvelle carrière. « L'expérience a été très utile car je fréquentais des grands humoristes comme Jean Yanne, Jacques Martin, Sim, etc. Des gens qui manipulaient très bien l'humour. C'est une école. On apprend au contact de ceux qui font le métier . »

Une nouvelle carrière qui lui impose une certaine hygiène de vie. « Ca m'oblige à me lever tôt et ça laisse peu de temps pour la vie normale, aller au cinéma, faire du shopping, aller chez le coiffeur. Trouver le temps n'est pas évident . » Une vie bien éloignée de celle du personnage qu'elle interprète dans la pièce. « C'est facile pour le public de penser que dans la vraie vie je suis comme elle. Mais je ne peux pas me permettre de faire ça. Je travaille, je surveille mon alimentation . »

Une vie saine auquelle elle va devoir s'habituer. Car le succès aidant, les propositions affluent. « Je lis pas mal de pièces. Mais il faut faire le bon choix. C'est plus difficile maintenant car il y aura l'après Panique au Ministère.
» Mais qu'elle se rassure. Ce ne sera pas pour tout de suite puisque la pièce va parcourir la France et venir chez nous.

Panique au Ministère, le 30 novembre au théâtre Saint-Michel à Bruxelles. Infos : 070/660 601
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