300.000 home parties organisées en 2009

300.000 home parties organisées en 2009

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Trois millions de clients, un chiffre d'affaires qui grimpe de plus de 60 % en 5 ans et l'emploi en progression. La vente « à la maison » ne connaît pas la crise...

C'e st une petite annonce dans un toute boîtes. « Recherche un vendeur à domicile. Vente en porte-à-porte de produits de télécommunication et d'énergie. Après une formation sur les produits, vous serez chargé de la vente à domicile pour une zone déterminée. Une première expérience n'est pas exigée. » Des annonces comme celles-là pullulent. Sur internet, une rapide recherche basique a d'ailleurs permis d'en trouver... 271.

Voilà bien un signe qui traduit l'expansion galopante d'un secteur qui ne connaît pas la crise : celui de la vente directe. Laquelle se décline en trois modes : le porte-à-porte, la vente à domicile sur rendez-vous, et les très courues home parties (soirées tupperware, etc.).

La home party, la reine

« En 2009, le secteur de la vente directe a enregistré plus de 169 millions d'euros de chiffre d'affaire, indique Antonia Block ; conseillère à la Fédération belge de la distribution (FEDIS). Soit une hausse de 8 % par rapport à 2008. » Une progression à vrai dire continue depuis 2005, où le chiffre d'affaires pour le secteur était alors de 104 millions d'euros.

Au hit-parade de la vente directe, c'est la home-party qui se taille la part du lion, puisqu'elle représente à elle seule et avec 113 millions d'euros, 72 % du chiffre d'affaire du secteur en 2009. Laissant les miettes à la vente au domicile sur rendez-vous (14 % du chiffre d'affaires, avec 20 millions d'euros) et la mal aimée vente au porte-à-porte, (13 % du chiffre d'affaire, avec 13 millions d'euros)...

Et qui dit secteur en pleine expansion dit également créations d'emplois. « En 2009 par exemple, plus de 18 000 personnes travaillaient dans le secteur de la vente directe, soit une hausse de 11 % par rapport à 2008. Et le secteur recherchait encore 2 500 vendeurs... » L'explication d'une progression fulgurante du secteur en quelques années ? « Avant tout, il y a plus de vendeurs, souvent des personnes qui recherchent un revenu complémentaire. Ce qui entraîne logiquement une hausse du nombre de ventes. Mais parallèlement, il y a une demande, ajoute Antonia Block. Pour l'année 2009, on a dénombré 3 millions de clients, c'est 4 % de plus que l'année précédente... » Au rang des produits les plus vendus, on retrouve principalement les ustensiles de cuisine (42 millions d'euros de chiffre d'affaire), les cosmétiques (40 millions d'euros) et les bijoux (29 millions d'euros), ces derniers enregistrant par ailleurs la plus forte hausse de vente (+ 21 %) après les services comme les télécoms (+51 %, mais ces derniers ne représentent « que » 12 millions dans le chiffre d'affaire du secteur de la vente directe).

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