Arche de Zoé: en France, en prison

Incarcération immédiate a décidé le procureur (photo Reuters)

Le procureur de la République de Bobigny, François Molins, a pris des réquisitions "d'incarcération immédiate" à l'encontre des six membres de l'Arche de Zoé. Le procurer a précisé qu'ils allaient gagner un établissement pénitentiaire sans plus de précision.

Dès l'arrivée de l'avion dans un aéroport parisien, vers 21H20, les six Français condamnés à huit ans de travaux forcés à N'Djamena pour "tentative d'enlèvement d'enfants" ont été présentés à des magistrats de Bobigny, près de Paris, qui ont contrôlé les pièces du dossier, procédé à un interrogatoire d'identité avant que le procureur ne prennent des réquisitions d'incarcération.

L'escorte a ensuite pris le chemin de la prison, probablement celle de Fresnes, suivie jusqu'au centre pénitentiaire par deux médecins. Cinq des six condamnés ont demandé à faire l'objet d'un examen médical à leur arrivée à la prison, selon le procureur, qui a précisé que "c'était à l'administration pénitentiaire de décider ou non de leur hospitalisation".

M. Molins a expliqué que les six Français étaient "fatigués et se rendaient compte qu'ils partaient pour une période difficile", qu'ils étaient "affaiblis et assez démoralisés".

Parloir pour les familles

Il a ensuite indiqué qu'il appartiendrait au parquet du lieu de détention de saisir le tribunal correctionnel pour demander "d'adapter la peine pour qu'elle soit conforme au droit français". Ce sera une peine "d'emprisonnement et non de réclusion criminelle" a-t-il ajouté. L'affaire devrait être soumise au tribunal "dans les semaines qui viennent" selon lui.

En ce qui concerne les familles qui s'étaient rendues a l'aéroport du Bourget pensant voir leurs proches, le procureur a indiqué que "dès demain des parloirs ont dores et déjà été organisés pour que les familles puissent rencontrer les six ressortissants français dans l'établissement pénitentiaire".

Avec Belga