Tennissifoot Sprimont

Les tennismen, as du ballon rond

Notre équipe de Coupe Davis a fait très bonne figure contre les anciennes gloires de notre football qui ont, elles, gardé de beaux restes.

Milosevic , Rubinelson, Radanovic, Graf, ils savent tous encore mettre dans le vent des novices du ballon rond. On y ajoute un Bettagno, pivot redoutable et redouté et on a une équipe qui doit ne faire qu'une bouchée des tennismen.

Mais, c'est vite oublier qu'eux aussi, sont amenés à taper dans la balle de temps à autre. Technique d'un côté, vitesse d'exécution et culot de l'autre et voilà une partie bien plus équilibrée qu'il n'y paraît.

À l'instar d'un Julien Hoferlin, capitaine de l'équipe de Coupe Davis, qui en a fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires. Une frappe sur la barre aussi puissante qu'inattendue, des accélérations sur lesquelles Rubi est parfois obligé de stopper Julien fautivement. «Je ne le pousse pas», clame-t-il en toute bonne foi. À peine, à peine, Rubi. La salle, hilare, profite.

Et Hoferlin encore lui conclut le match et un superbe mouvement collectif... en un temps, amorcé par Wauters et Norman. 5-5, partage de frères. « C'est vrai que les tennismen n'ont vraiment pas mal joué, concédait Cjivan Milosevic qui fit les belles heures du RFC Liège. Et franchement, j'ai pris beaucoup de plaisir dans cette partie. Dommage qu'on ne fasse pas ça plus souvent.» À 44 ans, il est toujours aussi fit. Son secret. « Un peu de course à pied et... du tennis pour se tenir en forme. »

Mais les footballeurs ignoraient peut-être que dans les rangs d'en face, il y avait un ancien genkois. Et sur le terrain on a vu que Kristof Vliegen savait manier avec une certaine dextérité le ballon. Deux buts inscrits avec beaucoup de lucidité... «J'ai joué jusqu'à mes 14 ans à Genk, avoue Kristof. Je suis d'ailleurs content que nous ayons donné une telle réplique aux footballeurs. Des occasions, des buts. Dommage qu'il y ait quelques minutes de flottement. » Ce dont profita pleinement Alain Bettagno pour réaliser le hat-trick parfait et permettre ainsi aux footballeurs d'inverser la tendance (4-5). Mais là n'était pas le principal. « Je suis surtout venu, poursuivait Kristof, parce que je connais bien Eliott et son papa. On jouait pour cette oeuvre et je m'étais fait un devoir d'être ici. »

Et il n'était pas le seul. Olivier Rochus a lui joué avec les horaires pour être de la partie. « Mon avion pour la Suède quittait la Belgique samedi à 7 heures du matin. Mais, il y a des invitations qui ne se refusent pas. Et puis, on se débrouille de mieux en mieux ballon au pied. On devrait former une équipe. » Les Diables n'ont donc qu'à bien se tenir.

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