«Une fête pareille, je n'aurai jamais ça en France!» Amélie Mauresmo, pourtant parée de diamants, était jalouse de Kim Clijsters à Anvers.

On est vite oublié(e) dans le monde du sport. Un peu plus de six mois après son retrait discret à Varsovie, on a déjà presque l'impression que Kim Clijsters appartient à l'histoire du tennis. Au moment de regarder 2007 dans le rétroviseur, il n'est pas inutile de rappeler que la Limbourgeoise avait entamé cette année sur les chapeaux de roues, en gagnant coup sur coup le tournoi exhibition de Hong Kong contre Maria Sharapova, et le tournoi de Sydney face à Jelena Jankovic, son 34e succès WTA.

Pour sa dernière année annoncée, elle s'était concocté un programme selon son coeur, ne jouant que là où elle en avait vraiment envie, et elle s'était fixé Wimbledon en guise d'impossible objectif, présumant en l'occurrence de ses forces physico-mentales prématurément usées. En fait, après ce départ en fanfare, elle est arrivée un peu court partout. Insuffisamment préparée?

À l'Open d'Australie, dans son pays d'adoption où elle est restée Aussie Kim, son niveau a baissé au moment où l'inverse aurait dû se produire, et elle a été sortie par Sharapova en demi-finale. Cruel. Comme le fut, ensuite, sa défaite en finale lors de «son» tournoi d'Anvers, où Amélie Mauresmo réalisa un de ses seuls exploits de l'année s'appropriant l'inaccessible raquette des diamantaires.

Ce soir-là, en guise de consolation, Kim reçut des 15 000 spectateurs du Sportpaleis, spécialement des frères Wauters du groupe Clouseau, un hommage émouvant et inoubliable... même pour la Française qui n'y comprenait pas un mot. «J'ai tenu à rester, je voulais voir, jamais je n'aurai le bonheur de vivre un tel moment en France, elle a beaucoup de chance», dit Amélie.

Tellement de chance que ce furent, là, les véritables adieux de Kim. «Le feu s'est éteint à Anvers», avoua-t-elle plus tard... si loin de Wimbledon dans la tête qu'éliminée au premier tour à Varsovie, déjà enceinte, elle annonça début mai qu'elle arrêtait sa carrière plus tôt que prévu. Aujourd'hui, à la veille de mettre au monde une petite fille, le sport lui manque déjà. Le sport, oui, mais la compétition? Elle dit toujours non. Chacun peut avoir son avis sur la question... mais c'est elle qui décide.

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