Dix titres consécutifs, c'est l'impressionnant palmarès de Jean Schmits en course de côte. Le Dolhaintois ne compte pas en rester là.

Samedi dernier, il fut l'un des pilotes les plus applaudis à la remise des prix de la Royal Écurie Ardennes. Il est vrai que dix titres de champion de Belgique de course de côte ce n'est pas banal, surtout lorsqu'ils sont consécutifs. Les honneurs ce n'est pourtant pas trop le «truc» de ce Dolhaintois de 43 ans. La course de côte est sa passion depuis vingt ans, la vivre est l'essentiel.

Toutes ces heures passées à préparer son bolide pour quelques dizaines de secondes d'adrénaline au volant, cela n'est-il pas un peu frustrant?

«C'est difficilement explicable, mais c'est un peu comme pour un coureur de 400 mètres face à un marathonien. Ils s'investissent de la même façon pour atteindre leur objectif. En course de côte, je peux me livrer à fond et exploiter tout le potentiel de ma voiture sans arrière-pensée, sans avoir besoin de gérer les pneumatiques ou l'essence. Je suis encore de l'ancienne école et cette discipline est la dernière pour les vrais passionnés. Chaque saison, je dispute une quinzaine de courses dans un rayon de 300 kilomètres. Cela me suffit amplement.»

Ce plaisir à l'état pur, Jean Schmits le vit au volant d'une Ralt de Formule 3000 qu'il bichonne dans son atelier. Cette puissante monoplace développant quelque 500 chevaux est capable de le propulser à plus de 200 km/h en l'espace de quelques secondes avec le succès que l'on sait.

Même s'il domine les classements de la discipline depuis plus d'une décennie, il ne suffit pas à Jean Schmits de paraître pour s'imposer.

«Chaque année, je dois affronter de sérieux clients. Cette saison, cela s'est joué serré avec Marchal pour le titre. Sans compter les pilotes étrangers qui ne viennent pas pour faire de la figuration.»

Pilote heureux, vivant sa passion entouré de sa famille et de quelques amis qui le suivent partout, quel est son prochain objectif?

«Un onzième titre consécutif, car si ce n'était pas le cas, je ne me vois pas recommencer une nouvelle série pour y parvenir, d'autant que notre discipline a quelques soucis à se faire pour l'avenir. Le manque de commissaires et le laxisme de certains organisateurs m'inquiètent.»

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