Le droit des victimes est bafoué

Le député MR se bat au quotidien pour améliorer le sort des victimes d'actes intentionnels de violence. (photo Belga)

Le député Jean-Pierre Malmendier dénonce les manquements de la loi qui assure la gratuité des soins de santé pour les victimes d'actes de violence. Gros plan.

Maintenir une forme de pression suffisante pour que le droit des victimes reste une préoccupation sociale et politique. C'est le combat quotidien de Jean-Pierre Malmendier depuis treize ans. Pour éviter que l'actualité n'évince cette problématique, il a décidé d'organiser une table-ronde sur ce sujet ce vendredi 14 décembre. «Je ne veux pas que cela passe à la trappe, clame le député MR. C'est certain qu'il y a eu des avancées ces dernières années, mais il reste encore pas mal de choses à améliorer pour s'inscrire résolument dans l'évolution d'une justice réparatrice, réelle et praticable.»

Parmi ses préoccupations, la gratuité des soins de santé des victimes reste un point sensible. «J'ai déposé une proposition de loi en 2002 au Sénat qui a été adoptée sous la forme d'un amendement qui permettait d'organiser une aide financière aux victimes d'actes intentionnels de violence, explique celui qui est aussi particulièrement actif dans l'ASBL «Marc et Corine». La loi est rédigée de façon à ce qu'une victime puisse bénéficier du remboursement des soins de santé de manière urgente et ce sans plafond.»

Une loi existe donc bel et bien, mais dans les faits, les choses ne se déroulent pas de cette façon. «Le problème, c'est que la commission qui s'occupe de ce fond décrète que certaines victimes n'y ont pas droit parce qu'elles ont suffisamment d'argent et cela, c'est un problème d'interprétation de la loi. On occulte complètement le fait que c'est un droit. Il est nécessaire de rappeler que le remboursement est obligatoire pour toutes les victimes.»

La demande de Jean-Pierre Malmendier est donc simple : «je ne sais pas sur quoi la commission se base pour refuser des demandes. Je souhaite simplement qu'elle applique la loi telle qu'elle est écrite.»

C'est donc ce type de lacune que le député veut mettre en avant lors de la table-ronde. «C'est une manière de rappeler aux victimes qu'ils ont droit à ce fond, que cela existe», insiste Jean-Pierre Malmendier.

La table-ronde est organisée ce soir à 19h dans les locaux du MR, avenue de la Toison d'Or, 84-86 à Bruxelles.

+ Prolongez l'info dans dans Vers l'Avenir, L'Avenir, Le Jour, Le Courrier de ce vendredi 14 décembre.

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