Arche de Zoé : non-lieu pour Jacques Wilmart

Jacques Wilmart avait été rapatrié début novembre. (photo Belga)

Soulagement pour Jacques Wilmart : le pilote belge inculpé dans le cadre de l'affaire de l'Arche de Zoé bénéficie d'un non-lieu, de même que onze autres inculpés. Trois Tchadiens, un Soudanais et les six Français de l'association qui avait tenté de transporter 103 enfants en France ont quant à eux été renvoyés devant la Cour criminelle.

Les six Français comparaîtront pour "enlèvement de mineurs en vue de compromettre leur état civil" et "escroquerie", infractions pour lesquelles ils étaient déjà inculpés, ainsi que pour deux nouveaux chefs, "faux en écriture publique" et "grivèlerie", selon l'ordonnance du juge notifiée lundi aux avocats de la défense. Trois Tchadiens et un réfugié soudanais comparaîtront pour complicité d'enlèvement de mineurs et d'escroquerie. Tous risquent des peines de 5 à 20 ans de travaux forcés.

Trois journalistes français, les sept membres de l'équipage espagnol d'un avion devant ramener les enfants en France depuis Abéché (est du Tchad), le pilote belge Jacques Wilmart en ayant convoyé une partie depuis la frontière tchado-soudanaise jusqu'à Abéché et le sous-préfet de Tiné, ville frontalière avec le Soudan, bénéficient d'un non-lieu. Jacques Wilmart avait été libéré le 9 novembre dernier à la suite de la levée du mandat de dépôt (arrêt) délivré contre lui par la justice tchadienne.

Avec Belga