Basket-ball Division 1 nationale dames

Le premier supporter... européen

Le président moncellois Pascal Vacavant ne sera pas dépaysé ce soir au hall Octave Henry, lui qui y a occupé les fonctions de team manager.

Ce n'est pas un inconnu, loin de là, aussi bien dans le monde du basket en général qu'à Saint-Servais en particulier où il a oeuvré durant plusieurs années comme team manager en Euroligue. N'empêche, après sa période namuroise, Pascal Vacavant est retourné dans le club qui lui est cher, Spirou Monceau, pour lui redonner quelques lettres de noblesse et, ainsi, renouer avec son passé prestigieux. «Personnellement, c'est assez spécial. Malgré que je sois reparti à Monceau, j'ai toujours été très proche et j'y ai gardé de nombreux amis. C'est le deuxième club de mon coeur. Sportivement, je ne me fais aucune illusion, j'en suis conscient. Tout ce que j'espère, c'est que Monceau effectue une prestation honorable. Nous avons quelques bobos, quelques joueuses à préserver pour d'autres échéances que nous devons remporter, comme Houthalen et Courtrai. Dès lors, il faut rester raisonnable.»

Pour un promu, Monceau opère pourtant des débuts honorables. «Nous sommes pile poil en concordance avec notre tableau de marche. » N'empêche, la pari n'était pas gagné d'avance. «On y croyait. C'est vrai que l'on m'a pris pour un fou d'autant que Monceau n'était même pas premier en R 1, la saison passée. Mais je suis satisfait de notre place en D1, de notre structure de D1, mais aussi du respect des autres clubs. Lors de la réunion à Spa, en prélude de l'Opening day, Monceau a été respecté pour ce qu'il est et non comme un faire-valoir. De plus, la Ville de Charleroi a été sensible à notre projet, ce qui nous a permis de stabiliser l'équipe avec Marta Zylczynska. Mais je confirme que notre objectif est le maintien cette année avant de pérenniser le club à ce niveau. Nous voulons un club familial, les supporters mettent une belle ambiance, et nous ne négligeons certainement pas le travail des jeunes.»

Des liens forts

À l'évidence, Monceau n'a pas fait un mauvais choix, l'équipe se situe actuellement à la sixième place et ce qui réjout encore plus le président est «la bonne ambiance qui règne dans l'équipe. Les filles sont soudées et, malgré la défaite la semaine dernière, elles sont bien dans leurs têtes.» Sans compter que Spirou est toujours actif en coupe de Belgique. «Nous avons fait match nul à Runxter, on verra pour le retour et, si nous passons au tour suivant, nous aurons comme adversaire... D. Namur. Notre objectif reste prioritairement la huitième place et mon rêve secret serait une sixième.»

D. Namur revient de Pologne avec une défaite en Euroligue. Szymanska a quelques soucis au genou mais devrait être alignée aux côtes de Smith, alors qu'à Monceau, Tirtiaux et Fivet seront préservées et que Kuikhoven a été souffrante cette semaine. «Je n'ai pas encore pu voir Namur en championnat, toutefois je suis le premier supporter européen du club. J'ai été surpris de la défaite à Waregem mais, évidemment, on peut comprendre que les filles aient la tête ailleurs durant l'Euroligue. Il n'y a rien de dramatique d'autant que le coach n'avait peut-être pas préparé ce match en soi. N'empêche, Waregem pourrait se renforcer d'une bonne meneuse et pourrait ainsi faire mal. Je ne m'inquiète pas pour Namur, il y a une belle osmose dans une équipe bien balancée. C'est pourquoi Monceau se rend à Saint-Servais sans illusion et pour y faire une prestation honorable. Ce doit être surtout une fête du basket belge entre deux clubs qui s'apprécient et se respectent et entre lesquels il existe des liens forts. Que dire de la troisième mi-temps?»

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