Et il y a un plan pour multiplier ces matches au sommet ?

Et il y a un plan pour multiplier ces matches au sommet ?

Un match nul, nul, nul... (photo Belga)

Les Liégeois, vu leur position, pouvaient se contenter d'un point. Et comme en face, Ariel Jacobs, en récupérant la place de T1, a aussi mis la main sur le gilet doublement molletonné de son prédécesseur... on en est arrivé à ce partage fadasse, sans relief et sans but.

Fallait-il s'attendre à autre chose ? À l'analyse, la division offensive des uns, comme celle des autres, s'est révélée pauvre à en pleurer. Côté Rouche, Milan Jovanovic, l'homme censé « faire peur» aux Mauves n'a pas touché un ballon. Son compère, Dieumerci Mbokani, n'a, lui, jamais su trouver l'espace ou le jeu juste.

En face, Nicolas Frutos n'a fait que de la figuration. Quant à Jonathan Legear, aligné devant dans une formule innovante mais inefficace par Ariel Jacobs, il s'est époumoné en pure perte. Dans ces conditions-là, difficile de se procurer des occasions en passant par les attaquants. D'ailleurs, ce sont les médians, qui, à tour de rôle, ont failli marquer. Witsel, Fellaini, Goor (quel loupé, celui-là !), ou encore Hassan.

Le tout dans un match très décevant. Pendant lequel le Standard a joué un tout bon premier quart d'heure avant de, déjà, perdre son emprise. Les Anderlechtois (obligés de gagner, non ?), encore loin d'un niveau acceptable pour un champion sortant, ont ramé comme un vieux diesel avant de trouver un semblant de bonne carburation. Sans changer de rythme, mais en parvenant à prendre position un peu plus haut dans le camp liégeois. Sans pour autant être réellement dangereux.

Plus dense, la seconde période a pourtant été encore plus stérile que la première. Si dans l'absolu le Standard ne fait pas une mauvaise affaire en accrochant son « rival » à Bruxelles, cela n'empêche pas Michel Preud'homme d'exprimer une pointe de regret : « Les joueurs sont déçus, au bout du compte. Car on venait pour gagner. D'ailleurs, on a débuté fort, avec vingt minutes de très bon football. On voulait laisser Anderlecht dans ses doutes. Mais on aurait dû marquer à ce moment-là, on en a eu l'occasion. Au classement, Bruges pourrait faire la bonne affaire, dimanche. Mais nous avons encore tous de gros matches à jouer (NDLR : Charleroi et Genk se rendent à Sclessin ces deux prochaines semaines). »

Ariel Jacobs, lui, reste sur un constat d'échec. Pour le résultat, pour le classement, mais aussi dans sa tactique. « J'espérais que Nicolas Frutos joue dans un rôle de "target man", là devant. Avec Jonathan Legear pour tourner autour de lui. Mais ce dernier n'a jamais trouvé les espaces. Et n'était pas à l'aise dans ce rôle. Pour le reste, après un début de match où on a laissé l'initiative à notre adversaire en perdant les duels, nous nous sommes repris. Dommage, cette occasion gâchée de Goor. On aurait dû faire la différence. »

Vu le spectacle, on imagine le désarroi des supporters et de la cinquantaine de scouts présents pour le... choc (?). Et dire que la Ligue pro possède dans ses cartons un (ou plusieurs, examinés hier avec le consultant Hypercube) plan(s) pour multiplier ce genre d'affiche. La promotion d'hier soir est ratée, en tout cas.

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