De Goldorak aux Cités d’Or

Les aventures d'Esteban vers les Cités d'Or sont objets d'un culte en 2007.

En 20 ans d'antenne, Dorothée a importé en Europe de nombreux dessins animés restés mythiques pour les enfants des années 80. Elle a aussi contribué à ternir l’image de l’animation japonaise. Souvenirs en vidéo.

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1978. La première série japonaise que Dorothée importe pour RécréA2 est Goldorak. Moment culte de la télé française, ce dessin animé inaugure aussi pour l’Europe la vogue des robots géants prisé par les japonais dans leur mangas. Goldorak, dont le générique de Bernard Minet tourne encore dans les cercles étudiants, passe aussi en Italie et en Suisse. Il est aujourd’hui avec les Chevaliers du Zodiaque le plus beau symbole des garçons de la génération 80 abreuvée de Dorothée. D’autres dessins animés futuristes comme Albator, Galaxy Express, les Pirates de l’Espace ou Ulysse 31, lui sont également redevables.


(Le générique de Goldorak par Bernard Minet)

1982. Dorothée permet aussi aux séries mignonnes de se créer une place sur le PAF. L’abeille Maya butine depuis 1978 quand arrive en 1982 Rémy Sans Famille. Ce dessin animé qui raconte le destin du montagnard orphelin est le premier de ceux qui mettront au centre de leur scénario des enfants abandonnés. On peut penser à Princesse Sarah, à Candy ou à Clémentine.


("Je suis sans famiiiiilleeeuuuuhh...")

1983. Absolument incontournables aussi, Les Mystérieuses Cités d’Or, coproduction Franco-nippo-luxembourgeoise. Beaucoup d’adulescents de 2007 repartent d’ailleurs volontiers à la recherche de cet eldorado animé en se gavant de DVD. Dans la même veine, les aventures sous-marine des Mondes Engloutis (une production française de 1985), font aussi partie des incontournables.


(Le cultissime générique des Cités d'Or)


(Une bonne petite série française à thématique écolo et psychologique)

1986. Sandra Kim vient d’empocher l’Eurovision et elle chante le générique d’Il était une fois la Vie. La série, coproduite par toutes les télé publiques européennes, donnera lieu à des suites centrées sur les explorateurs, les grandes découvertes scientifiques ou les grandes dates de l’histoire. Marque de fabrique: gentils et méchants sont toujours identiques.


(Sandra Kim en pleine santé...)

1988. Sangoku, le petit ninja à queue de singe, descend de son nuage volant pour Dragon Ball. Il crée la polémique pour sa violence. Passé à des heures de grande écoute, il choque par ses combats incessants. La polémique, entretenue notamment par une jeune Ségolène Royal qui entre en croisade, stigmatise des choix commerciaux de TF1. Il est vrai qu’en achetant au Japon et à très bas prix des séries déjà rentabilisées, TF1 confond dessin animé et programmation enfantine. Ainsi, des animés violents ou sexuels (comme Nicky Larson), sont vus par des millions d’enfants. Aujourd’hui, cette confusion est impensable.


(Sangoku est d'abord un gentil héros dans Dragon Ball...)


(...mais Dragon Ball Z est plus violent)

1988. L’équipe colorée de Bioman et son légendaire générique interprété par Bernard Minet inaugure la grande série des combattant justiciers en collants de lycra. Après Bioman, Power ou Turbo Rangers ou encore Ixor viennent dégommer du monstre de latex dans des décors de carton. Les Inconnus ne se priveront pas de parodier ses niaiseries qui, paraît-il, ont encore du succès aux USA.


(Ils vont se fatiguer...)


(Pour Bernard Minet, Dorothée se teint en brune...)

De ces années dorées de l'animation, il faut également citer les séries sportives (Olive et Tom, l'Ecole des Champions, Jeanne et Serge), les séries à héroïnes (Cat's Eyes, Sailor Moon, Juliette Je t'Aime...), les séries typiquement pour garçons (GI Joe, Transformers, Jayce Conquérant, Les Maîtres de l'Univers...), les séries inspirées de l'histoire et des légendes (Tom Sawyer, Niels Holgerson...), les séries à ados (Les Minipouss, Les BCBG...) et les séries à animaux, réels ou imaginaires (Mon Petit Poney, Les Gummi, Les Bisounours, les Snorkies...). Plus ceux qu'on a oublié. Et tout ça sans compter Disney, hors jeu à l'époque, mais qui s'est depuis bien rattrapé.

Prolongez l'info dans le Télékila de ce samedi 3 novembre, en supplément à Vers l'Avenir, L'Avenir, Le Jour et Le Courrier.

(Julien RENSONNET)

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