La paire Denis-Carabin sera venue à bout de celle composée par Bastin et Collignon. Les cousins Dorthu s'offrent la 3 e marche du podium.

Le gîte d'Arbespine a encore fait le plein ce samedi pour ce qui s'avère être un des grands rendez-vous de la saison des Givrées. Un rendez-vous où deux mondes se rencontrent. Les coureurs et les cyclistes.

Deux mondes où chacun y trouve son compte. Les équipes composées sont d'année en année de plus en plus fortes et même si aux Givrées, l'esprit de compétition passe au second plan, chacun veut prouver à l'autre qu'il est le meilleur. Au prix parfois de la plus élémentaire sécurité pour soi et surtout pour autrui.

Pour l'emporter samedi, il fallait être au top. Sébastien Carabin, qui vient de remporter le Roc d'Azur juniors pour la 2e fois et Yves Denis, qui revenait du marathon d'Eindhoven, une première pour lui, où il avait couru en 2h28, avaient comme plus redoutable rival la paire Robert Bastin-Frédéric Collignon, qui remplaçait Philippe Devel.

Si le grand Fred prenait le meilleur sur Yves lors des six premiers kilomètres - «j'ai stabilisé l'écart lors du deuxième tour» - c'est Carabin qui faisait l'effort pour mettre sur orbite son compagnon lors des trois derniers kilomètres à pied. «J'avais une petite trentaine de secondes de retard sur Robert Bastin. Il n'était pas loin mais le tracé, plus roulant, que l'année dernière, le favorisait fortement.Je l'avais en point de mire puis lors de la dernière côte, j'ai fourni mon effort. La différence était faite.» Frédéric Collignon avait beau tiré comme un beau diable pour le dernier relais, l'affaire était dans le sac. Carabin et Denis se succédaient à eux-mêmes.

La lutte pour la troisième marche du podium allait être vraiment très chaude. La paire Simar-Bodson et celle composée des cousins Dorthu, Patrick et Fabrice, ne parvenaient pas à se départager. «En vélo, on s'est très bien relayé avec Christian Bodson, avoue Fabrice, qui avait crevé l'année dernière. On a roulé à du 26 km/h de moyenne. Un parcours, très roulant, qui convient très bien aux cyclotouristes. En tout cas, nous devions absolument agir de la sorte pour éviter le retour de Jean Bastin de l'arrière.» Tactique payante, Simar et Dorthu devant régler l'affaire au sprint. Avantage au cadet.

Première dame, Laurence Couquelet, 15e, associée à Samuel Mollers. Laurence, comme Yves, revenait d'Eindhoven où elle a échoué dans sa quête des 3 heures. «J'ai fait 3h02. Pas grave, ce sera pour une prochaine...»