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Biglia : "Avec Polak, on se marche sur les pieds"

Biglia : "Avec Polak, on se   marche sur les pieds"

L'Argentin reconnaît être "dans un creux en ce moment". (photo Reuters)

À l'image d'Anderlecht, Lucas Biglia (21 ans) traverse une période difficile. L'Argentin ne veut pas attendre le second tour pour relever la tête. Interview.

Lucas Biglia, comment avez-vous vécu le nul concédé dimanche au Cercle de Bruges?
Tout ne fut pas aussi négatif que ce que certains ont dit. Ce fut un match équilibré. Glen De Boeck connaissait parfaitement nos points forts et nos points faibles. Ce n'était pas évident, mais je reste positif.

Vous restez positif, mais le Sporting est coincé à la cinquième place et reste sur un inquiétant 7 sur 18...
Il est évident que notre bilan chiffré n'est pas bon.

Quel est le problème?
C'est un problème individuel chez chaque joueur. Certains sont loin de leur niveau de la saison passée. Quand chacun aura retrouvé son niveau, alors seulement le collectif redeviendra meilleur.

Herman Van Holsbeeck a prévenu qu'il faudrait sans doute attendre le second tour pour voir Anderlecht bien jouer...
Personnellement, je veux qu'on retrouve notre meilleur niveau au plus vite. Si on doit attendre janvier, ça pourrait être trop tard.

À titre personnel, êtes-vous satisfait de vos prestations?
Non. Je ne retrouve pas mon niveau de l'an passé. J'essaie d'être le patron au milieu de terrain, mais j'ai encore des défaillances par rapport à il y a quelques mois. Je suis dans un creux en ce moment.

Avec Polak, vous donnez souvent l'impression de vous marcher sur les pieds...
Oui, c'est clair que Polak et moi, on se marche sur les pieds. Inévitablement, puisqu'on joue à la même place. On doit encore apprendre à mieux se connaître. C'est à nous à trouver la solution.

Ne seriez-vous pas plus à l'aise un cran plus haut, avec Polak dans votre dos?
Je sais que beaucoup le pensent. Mais c'est le coach qui décide. Je suis là pour répondre à ses ordres.

Hassan et Boussoufa seront absents, en janvier prochain, lors de la coupe d'Afrique des Nations. Êtes-vous prêt à reprendre le rôle de meneur de jeu?
Je ferai tout pour y arriver. Mais je ne suis pas seul sur le terrain. Tout comme Hassan et Boussoufa ne sont pas les seuls joueurs créatifs du groupe. C'est toute l'équipe qui doit aller de l'avant, pas un ou deux joueurs.

Samedi, contre Westerlo, Nicolas Frutos sera suspendu. Comment ferez-vous pour marquer?
La présence de Nico fait du bien à tout le monde et à moi en particulier. Dès qu'il joue, je suis capable de délivrer des assists. Il sera absent samedi, mais un autre grand joueur offensif (Hassan) rentrera de suspension. Ça devrait compenser.

Pouvez-vous rassurer les supporters anderlechtois en leur disant que vous serez toujours là après le 31 janvier prochain?
C'est impossible à dire même si j'ai un contrat jusqu'en 2010. On verra. Mon manager viendra fin novembre à Bruxelles pour discuter d'une éventuelle prolongation de contrat. L'intérêt des clubs espagnols (NDLR : Atletico Madrid, Barcelone...) me flatte, mais je dois garder les pieds sur terre.

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