La police enquête sur Michel Daerden

Le ministre conteste les accusations. (photo EdA)

Les "pratiques" de Michel Daerden dans la gestion du Country Hall Ethias Liège seraient au coeur d'une enquête policière. La police judiciaire fédérale analyserait le gouffre financier du Country Hall Ethias de Liège.

Selon Le Soir Magazine de cette semaine, plusieurs personnes auraient été entendues par les policiers. Les questions tourneraient notamment autour du respect de la procédure concernant la passation du marché avant la réalisation des travaux de rénovation du Country Hall.

L'hebdo stipule que le dossier ne serait pas encore mis à l'information par le Parquet ni, à fortiori, à l'instruction. Au Parquet de Liège, on précise qu'aucun dossier n'a été ouvert. Du côté de la police fédérale, on s'étonne qu'une enquête puisse être diligentée sans ordre du Parquet. Il semblerait effectivement que l'enquête soit menée par un ou deux policiers, sans avis du Parquet.

Plusieurs personnes auraient été entendues. Certaines sources font en effet état de l'audition, il y a une dizaine de jours, de l'ancien ministre des Sports, Claude Eerdekens. Celui-ci nie avoir été entendu dans le cadre d'une enquête pénale. Concernant le marché contesté, Claude Eerdekens précise qu'il ne sait rien de celui-ci. "C'est la SLF, à qui la Communauté française avait cédé le bâtiment, qui a été chargée de lancer l'appel d'offres. Aucune demande d'avis n'a été rentrée à la Communauté", remarque l'Andennais.

De son côté, le coordinateur général de la SLF, Gilbert Van Bouchaute, souligne qu'il n'a été averti d'aucune enquête. Concernant la passation du marché, il remarque que la procédure a été respectée.

Au cabinet du ministre Daerden, on s'étonne de l'information. Concernant le surcoût des travaux (34,3 millions d'euros TVAC au lieu de 16 millions HTVA, précise le magazine), on remarque qu'il s'agissait de travaux qui ont été mis au jour au fil du chantier. Ils concernent notamment l'aménagement d'une deuxième salle, d'un parking de 750 places comprenant un bassin d'orage, de mobilier, et de l'installation d'une tribune rétractable.

L'organisation de la Coupe du Monde de tennis de table est également pointée du doigt. Elle sera prise en charge par Philippe Saive Management, conseiller communal socialiste à Ans, cela sans appel d'offre public. "Depuis quand un évément sportif organisé par une fédération doit-il faire l'objet d'un appel d'offres", s'étonne-t-on au cabinet.