DIVISION 3 NATIONALE

Sombreffe : un tempo mineur

Après une première mi-temps honorable, les Sombreffois piétinent et s'écrasent devant le physique de Saint-Nicolas (57-69).

Saint-Nicolas a été la pierre d'achoppement qui a fait trébucher les Sombreffois pour la première fois à Château-Chinon. Et pourtant, sortant d'une défaite à domicile, l'hôte flandrien ne représentait pas une grande menace. Mais le feu jaune clignotait depuis belle lurette quand Serge Crèvecoeur pointait du doigt les quatre-vingts points encaissés à chaque rencontre. À ce niveau, il y avait manifestement une amélioration, on ne pouvait donc pas parler des portes ouvertes en défense. Le problème s'est donc déplacé en zone offensive où toutes les lacunes sont apparues au grand jour après la reprise.

Il est évident que le retrait de Benoît Paturiaux dès la 22e a été une des causes de ces fameuses lézardes dans l'édifice. «Elle n'est pas la seule, précise Pascal Orban. La principale raison de notre échec vient de l'adversaire. Il était très bon, il a réalisé un match plein, physique, très engagé et en longueur. La sortie de Benoît nous fait surtout mal dans le manque de rotations provoquant un surcroît de fatigue. D'autre part, à la reprise, nous n'avons pu tenir le même tempo qu'en première mi-temps. L'adversaire, au contraire, émerge grâce à plus de fraîcheur. On tient le coup en défense mais offensivement on s'éteint progressivement.»

Même son de cloche chez Éric Schmit reconnaissant les mérites des Flandriens qui ont pleinement réussi leur test. «Nous avons subi leur agressivité, présente dans tous les secteurs, et après la pause, notre faiblesse dans les rebonds était une aubaine pour leurs contre attaques. Encaisser 69 points, c'est positif en comparaison des rencontres précédentes mais marquer 57 points seulement, on ne peut pas gagner. Nous avons de bonnes individualités mais, aujourd'hui, elles font moins bien que le collectif.»