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Tamines souffle, Aische doute

En battant Aische 2-1 au terme d'un petit derby , Tamines s'est rassuré alors que son hôte confirme sa nette baisse de régime.

Ce derby namurois remporté 2-1 par la Jeunesse Tamines n'a jamais atteint des sommets. Peu importe pour le coach sambrien Philippe Rasquin, tout à la joie de fêter comme il se doit la deuxième victoire de son équipe : «Pour nous, la partie a débuté de la plus belle des manières. Nous avons eu vingt-cinq minutes de bon football qui n'ont malheureusement pas été suffisamment payantes dans les chiffres. De plus, il fallait recomposer la défense, privée de deux pièces maîtresses, mais les suppléants ont remarquablement tiré leur épingle du jeu. C'est la victoire du courage, nous la voulions plus que notre adversaire».

Philippe Rasquin sait qu'il reste encore du boulot : «Tout est loin d'être parfait, notre position au classement et le manque de confiance qui en découle ne facilitent pas un football fluide, libéré d'un stress bien compréhensible. Il y a encore eu trop de pertes de balle, on se débarrasse trop vite du ballon, on a peur de construire, cela s'est clairement constaté sur les occasions ratées. Enfin, nous allons maintenant profiter de ces trois points tout en restant appliqués et sérieux. L'objectif reste en effet de gagner les deux derniers matches de la première tranche, nous sommes à la moitié du chemin. La roue finit toujours par tourner et après un début difficile, j'espère que nous allons à présent manger notre pain blanc».

Si la qualité footballistique n'est pas toujours de haut niveau, le bilan chiffré (8 points sur 27) des Sambriens peut s'expliquer par un calendrier difficile : ils se sont déjà déplacés chez les quatre premiers et favoris du championnat.

À Aische, après un brillant début de saison, le ressort semble cassé. Les hommes du président Duchêne n'ont plus gagné depuis le 16 septembre... à Bleid. Avec 2 points pris sur les 6 derniers matches, l'inquiétude commence à se sentir dans les rangs aischois. Roch Gérard n'était pas tendre avec ses joueurs au coup de sifflet final. Il s'est chargé de leur dire dans le vestiaire. Normal, à l'exception de l'un ou l'autre, toute son équipe est passée complètement à côté de son sujet. «Je n'ai pas trop envie de m'exprimer à chaud mais nous ne pouvons pas continuer à joueur de la sorte. Si une équipe est à l'image de son entraîneur, alors, aujourd'hui (lisez dimanche), je suis honteux et gêné. La prestation de Tamines ne m'intéresse pas mais que c'était mauvais comme match. Je ne sais rien retirer de positif à Aische».

Visiblement en colère, Roch Gérard poursuivait : «Contre des équipes footbalistiquement plus fortes que nous, je pouvais admettre certains manquements. Mais face à Tamines, une équipe qui boxe dans notre catégorie, je suis très déçu. Si nous jouons comme ça face à des adversaires à notre portée, c'est clair, nous allons au-devant de beaucoup de soucis».

Malgré la déception, c'est sur une note d'optimisme que Roch Gérard quittait Tamines : «Il n'y a encore rien de catastrophique, ne parlons pas de crise. Nous allons nous remettre au boulot et ça va aller».