Basket-ball RBC Verviers-Pepinster

«Le basket m'a ouvert des portes»

Dernier américain arrivé, Earnest Shelton n'en est pas à son coup d'essai en Europe. Une chance selon lui de faire des découvertes.

À 25 ans dans une quinzaine de jours, Earnest Shelton a déjà pas mal bourlingué à travers l'Europe. Ainsi, après un cursus à l'université d'Alabama, il prenait la direction de Furstenfeld, en Autriche.

«Je suis originaire de Memphis, où il fait très chaud, alors le changement fut important! Tout était nouveau pour moi là-bas, il m'a donc fallu un moment pour m'y faire. D'autant que peu de personnes parlaient anglais.»

Après une saison, direction l'Apollon Limassol (Chypre) où Earnest retrouve une météo plus favorable... «Mais aussi des gens qui parlaient plus anglais. Il faut dire qu'il y a beaucoup de touristes dans cette région.»

Une région qu'il quittera cependant au milieu de la saison pour intégrer l'équipe de Mersin, en Turquie. «Encore une fois, ce fut une nouvelle culture et une nouvelle expérience à découvrir. Difficile par contre de nouer des contacts avec l'extérieur à cause de la barrière de la langue.»

À Pepinster, et à sa plus grande satisfaction, les choses semblent quelque peu différentes.

«J'avais entendu parler de la Belgique via Chuck Davis, d'Ostende. Il venait d'y arriver et il se plaignait de la pluie... Quelques jours plus tard, j'avais un appel de mon agent pour Pepinster. Ici, les gens sont très sympas. Et pas seulement les supporters. Dans l'équipe, il règne également une très bonne ambiance. Nous faisons d'ailleurs pas mal de choses ensembles, toutes nationalités confondues. Lors de mes autres expériences européennes, ce n'était pas toujours le cas.»

Dans ces conditions, plus facile de s'acclimater. Sans oublier qu'Earnest peut compter sur le soutien de Stephany, sa copine, qui vit actuellement avec lui en Belgique.

«Cela rend tout plus facile. Elle m'a toujours suivie lors de mes voyages. Elle travaille "online", c'est une chance, car il lui faut juste un ordinateur et une connexion pour travailler. Je suis conscient d'avoir de la chance. Je peux jouer basket professionnellement, ce dont j'ai toujours rêvé, et cela me permet de découvrir plein de choses que je n'aurais probablement jamais connues. Le basket m'a ouvert beaucoup de portes.»