Le monde carcéral est en crise , en France mais aussi en Belgique. Arte s'intéresse aux peines alternatives.

La Belgique manque de places dans ses prisons. Une situation que certains n'hésitent pas à qualifier d'explosive. Pourtant, d'autres alternatives existent. Le Thema d'Arte, ce soir, s'intéresse aux peines alternatives. Deux documentaires français serviront de base à un débat. Des films qui auraient pu être tournés chez nous tant les situations sont similaires.

Le premier document, réalisé par Philippe Borel s'intéresse à la prison à domicile. En France, 21000 détenus, condamnés à un an maximum pour délit, purgent leur peine à domicile grâce au bracelet électronique. Ce bracelet, fixé au poignet ou à la cheville est relié à un récepteur téléphonique qui déclenche une alarme au moindre incident. Si on s'accorde à dire que le bracelet vaut mieux que la prison, milieu particulièrement criminogène, cette nouvelle technologie pose aussi des questions. Est-ce acceptable d'être contrôlé ainsi dans son intimité. De nombreux assignés craquent d'ailleurs nerveusement au bout de six mois. L'émission a également été voir aux États-Unis comment fonctionne le système qui, privatisé est à charge financière du... détenu!

Le second documentaire s'intéresse à quatre adolescents. Condamnés pour des délits, ces mineurs doivent effectuer ce que l'on appelle chez nous des travaux d'intérêt général. Encadrés par des éducateurs, ces jeunes arrivent le plus souvent à se réconcilier avec eux-mêmes et avec la société.

En France, environ 85 % des adolescents concernés par ces peines alternatives n'ont d'ailleurs plus jamais affaire à la Justice par après.

Ne passez pas par la case prison démontre qu'il existe d'autres solutions. Le débat est ouvert.

Arte, 20.40