Michel Preud'homme n'est pas d'accord avec les commentaires négatifs qu'il a entendus sur la prestation de son Standard samedi soir.

Ce n'est pas nouveau, les commentaires des prestations d'une équipe sont toujours largement influencés par le résultat final du match. Si le Standard avait émergé samedi soir, on n'aurait sans doute pas écrit de façon aussi négative sur les Rouches à cause de ces deux premiers points perdus à domicile.

Prenant un peu le contre-pied de tous les échos négatifs qu'il avait entendus, Michel Preud'homme a quelque peu surpris son auditoire, hier, en fin d'après-midi, quand il a déclaré : «J'ai revu les images à la télévision et j'estime qu'en seconde période, à part dans une ou deux circonstances, c'était d'un très bon niveau, comparable à celui de nos meilleures prestations. Le malheur, c'est qu'on ne marque pas suffisamment et qu'on encaisse ce second but.»

Après avoir galvaudé deux unités à Saint-Trond, qui détenait la lanterne rouge, le Standard a remis le couvert contre Malines avec la circonstance aggravante que, cette fois, cela se passait à domicile (2-2).

«D'accord mais les deux rencontres que vous évoquez n'ont rien de comparable, rétorquait le coach liégeois. Au Staaien, nous avions mal joué. Ce ne fut pas le cas samedi soir. C'est vrai que nous nous sommes montrés trop nerveux après le but rapide des Malinois. Mais, au fur et à mesure que la rencontre avançait, nous avons trouvé les relais intermédiaires pour nous approcher du but et De Camargo s'est bien infiltré de la seconde ligne pour amener le danger. Il y a sans doute eu trop de déchet mais, je le répète, nous étions au même niveau qu'aux meilleurs moments de notre parcours. Je suis persuadé que cette équipe n'a pas perdu son potentiel. Quant aux lacunes défensives, ce n'est pas nouveau et, croyez-moi, je cherche des remèdes. Il y a des habitudes qui viennent de loin et qu'il n'est donc pas aisé de changer. De temps en temps, de vieux réflexes ressurgissent et ils ne sont pas appropriés.»

Après Sarr, ce sera Fellaini

Preud'homme, comme beaucoup d'autres entraîneurs, n'aime pas parler individuellement de ses joueurs. Néanmoins, il a bien dû admettre que l'absence de Sarr s'est avérée douloureuse samedi.

«Ce serait trop simple de remettre la faute sur Fred qui l'a suppléé, nuançait-il, il y a aussi eu des gens du milieu de terrain qui ne se sont pas correctement repositionnés. C'est sûr que Mohamed évolue pour l'instant à un très haut niveau et qu'il comble parfaitement le petit déséquilibre qui existe dans cette équipe résolument portée vers l'avant.»

Vendredi prochain, ce sera au tour de Fellaini de faire l'impasse sur la rencontre suite à une accumulation de cartons. Pas simple de remplacer le jeune international qui cumule deux atouts majeurs : un gros volume de jeu et une présence physique imposante.

«On va essayer de trouver la meilleure solution, expliquait le coach. Même si on ne joue pas en fonction de l'adversaire, si un choix peut lui faire plus mal qu'un autre, il faut en tenir compte.»