FC BRUGES

La belge attitude des Blauw en Zwart

Le FC Bruges utilise, 65 % du temps , des joueurs belges. Soit presque deux fois plus qu'Anderlecht et le Standard.

Le Racing Genk avait déjà démontré l'an passé qu'il n'était pas nécessaire d'aligner une kyrielle de joueurs étrangers pour faire la course en tête. Hugo Broos en titularisait généralement huit (Bailly, Cornelis, Pocognoli, Chatelle, De Decker, Vrancken, Soetaers et Haroun) avec des résultats probants. Si le Club a de tout temps conservé un noyau de cinq ou six titulaires belges, il a clairement pris le relais cette saison. Dimanche soir, Jacky Mathijssen a aligné huit Belges d'entrée à la Cristal Arena et, après les trois changements, le quota avait grimpé d'un échelon avec la présence simultanée de Stijnen, Simaeys, Valgaeren, Maertens, Blondel, Geraerts, Sonck, Vermant et Vermeulen. Capon avait, lui, quitté le terrain à vingt minutes du terme. Certes, le Canadien Mike Klukowski était suspendu mais François Sterchele, Philippe Clement et Koen Daerden patientaient à l'infirmerie.

«Lorsque je suis arrivé à Bruges (NdlR : le 1er mars 2007), on a considéré que je présentais le handicap d'une connaissance relative du marché étranger», expose Luc Devroe. «Il y a eu maldonne. Je pars du principe qu'il ne faut pas aller chercher ailleurs ce qui est disponible en Belgique. J'entends souvent parler de ces joueurs de CFA qui éclatent en D1 belge. Il y a aussi du talent en D2 et en D3 ici, mais ils doivent recevoir leur chance. Peut-être pas directement à Anderlecht, au Standard ou à Bruges mais dans des clubs de bon calibre comme le furent Charleroi puis le GBA pour Sterchele, ou Saint-Trond dans le chef de Simaeys.»

Sous Devroe, Roulers a évolué avec onze Belges

Ce week-end, Michel Preud'homme a titularisé trois Belges, Franky Vercauteren quatre et Hugo Broos cinq. Seuls Westerlo et Malines ont aligné plus de nationaux au coup d'envoi (9) que le Club Bruges. «Mon recrutement, toutefois, comprenait quatre Belges et trois étrangers», rétorque, pour atténuer les chiffres repris dans l'infographie ci-dessus, le manager brugeois. À peu de choses près, et en temps de jeu, Bruges aligne toutefois le double de présence belge par rapport à Anderlecht et au Standard. «Finalement, c'est la mentalité sur le terrain qui est importante et des gars comme Djokic et Kucera répondent parfaitement à nos attentes à ce sujet.» S'il ne rêve pas d'aligner un jour un onze 100 % noir-jaune-rouge au Jan Breydel Stadion, comme il l'avait fait à plusieurs reprises l'an passé à Roulers, Luc Devroe est persuadé qu'une présence massive de joueurs nationaux ne constitue pas un frein à des ambitions de titre. «Genk l'a prouvé et le Standard, avec un milieu de terrain très jeune et très belge (Defour, Fellaini, Witsel), en montre l'exemple. De mon côté, je me réjouis que malgré l'absence de trois pions importants et la blessure de Priske, les jeunes ont prouvé qu'ils tenaient la route. La victoire à Genk nous permet de rattraper les deux points perdus à la 90e contre Lokeren. Disons que, désormais, nous sommes au niveau du tableau de marche que nous avions programmé.»