"Wilmart ne ramenait pas les enfants"

L'avion piloté par le Belge ne devait pas quitter le Tchad.

Jacques Wilmart, le pilote belge en garde à vue au Tchad, a affirmé dimanche, via son avocat, qu'il ne devait pas ramener les 103 enfants tchadiens vers l'Europe. Seul le caractère généreux de cette opération lui était apparu.

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La mission du pilote se limitait à faire des rotations, à l'intérieur des frontières tchadiennes, pour amener des enfants en difficulté vers un centre médical, dit son avocat, Me Xavier Magnée. L'avocat explique que son client a été engagé à se rendre au Tchad en vue d'y exécuter une opération humanitaire.

"C'est à ce titre, au demeurant officiel, que son visa lui a été légalement accordé par les autorités tchadiennes avec la mention 'mission humanitaire'", dit l'avocat, dans un communiqué diffusé dimanche soir.

Arrivé à N'Djamena, dit son avocat, Jacques Wilmart a été chargé de faire des rotations avec un petit avion, "chaque voyage ayant pour but de chercher des enfants en difficulté dans les frontières du pays et de les conduire, toujours au Tchad, en un lieu où les soins médicaux urgents seraient administrés à ceux-ci", écrit l'avocat.

"Ayant de la sorte accompli plus de 40 rotations, tous plans de vol en règle, sa mission était accomplie. Il a décidé de rentrer en France", poursuit l'avocat. Me Magnée souligne qu'il n'a jamais été question que Jacques Wilmart fut le pilote du Boeing 757 qui devait conduire les enfants en Europe.

Il précise que son client n'a pas la qualification professionnelle requise pour piloter cet avion. "Jacques Wilmart n'est en rien compétent pour organiser ou exécuter le voyage humanitaire que prévoyait l'Arche de Zoé. Il n'a pas qualité pour se prononcer sur la légalité d'une opération dont seul le caractère généreux lui était apparu".