Eupen avec l'étiquette d'outsider

AS Eupen Antwerp Dimanche 15 h

Arbitre : M. Moons

AS EUPEN : Wins, Telemans, Bongard, Lebe, Rentmeister, Chareton, Tomsin, Vinamont, Keller, Thys, Penga, Brüls, Molnar, Barro, Colin, Cezar

Baijot jouait hier avec la réserve tout comme Milas. Genaux (contracture) voyait, lui, le médecin.

Petit décrassage tranquille jeudi pour les Frontaliers. L'humeur est badine. Le succès à l'Union n'y est pas étranger. Les organismes doivent aussi récupérer des efforts fournis ces derniers jours. «Il n'est donc pas impossible que je fasse tourner mon noyau, concède Marc Grosjean. C'est la première fois de la saison que cela nous arrive d'enchaîner ainsi trois rencontres en huit jours. Je tirerai les enseignements de notre dernière séance prévue ce matin.»

Afin aussi de mettre les meilleurs hommes sur l'échiquier face à une formation qui a changé de visage et qui a plus encore un accent anglo-saxon. «C'est clair qu'à côté des Utaka (ex-Westerloo) ou Verbiest qui connaissent bien la réalité de l'antichambre de l'élite, il y a ces Anglais qui ont aussi eu droit à un excellent apprentissage. Et tout doucement, cette équipe commence à prendre forme. Cela procède par combinaisons courtes au sol. Il y a une certaine qualité de jeu sans oublier bien évidemment l'agressivité positive dont ils font preuve. Nous sommes pour une fois outsider et cela n'est pas pour me déplaire. Il faut en tout cas que nous donnions un autre spectacle à nos supporters après le 0/6.»

Marc Grosjean évoque cette partie comme une autre. Sans une réelle émotion. «Cela me fera plaisir de revoir les gens mais cela fait déjà un certain temps que j'ai quitté la Métropole.»

Ce qui n'est pas le cas de Cédric Tomsin qui évoluait encore au Bosuil il y a quelques mois. « La collaboration avec Manchester United dont les joueurs sont prioritaires a coupé l'élan de joueurs qui, comme moi, n'étaient finalement plus qu'un deuxième choix. C'était la politique du club et il fallait faire avec.»

Cédric n'aspirait donc qu'à une chose : jouer. Quitte à évoluer dans une formation un peu plus modeste. Mais cela n'a pas que des désavantages. « L'Antwerp change chaque année de visage, les ambitions de D1 du club sont bien réelles. Les nationalités sont légions dans le groupe. À Eupen, j'ai découvert un groupe nettement plus uni qu'à Anvers. On se côtoie même en dehors du terrain. Or, l'ambiance est pour moi primordiale sur le terrain. C'est ce qui permet à un groupe de se bonifier.»

Et, même s'il n'est plus professionnel comme c'était le cas au Great Old, Cédric Tomsin ne regrette nullement d'avoir rejoint Eupen, club avec lequel il aspire à écrire une belle page de sa carrière.