Brussels Charleroi Samedi 20h

Bruno fut le premier Christ carolo

BRUSSELS : Nys, Deflandre, Bruno, Kargbo, Owona, Gorius ,Haydock, Le Postollec, Matumona, Fort, Lutula, Werner, Verdonck, Zanzan, Coppin, Durieux, Mokulu. Absents : Culek (entorse), Citony (tendon), Petö (cotes cassées), Colpaert (jambe cassée), Verstappen (jambe cassée).Menacé de suspension : Lutula, Petö, Gorius.CHARLEROI : Laquait, Defays, Kere, Ciman, Diallo, Smolders, Leiva, Christ, Camus, Orlando, Akpala; Lahaye, Blanc, Moreaux, Ulens, Miceli, Sergio, Jovial, N'Dri.Absents : Dutrieux (quadriceps), Detal (genou), Verelst (genou), Van Aerschot (cheville), Oulmers (genou), Sbaï (suspendu), Baguette, Porco, Mujangi Bia, Habibou (choix de l'entraîneur).Menacés de suspension : Kere, N'Dri, Defays, Oulmers, Christ, Akpala.Arbitre : M. Allaerts.

«Je n'ai joué qu'un ou deux matches en équipe première pour les Zèbres. Je tâtais essentiellement du banc, reconnaît sans problème Christ Bruno quand on évoque avec lui ses souvenirs de Charleroi. C'était l'époque des Mommens, Brogno, Casto, Gérard et Suray sous la conduite de Peruzovic (NDLR : de 1995 à 1997). J'ai accompli toutes mes classes à Charleroi en venant de mon Borinage natal. J'allais à l'école à quelques centaines de mètres du Mambourg et je logeais dans les installations de Marcinelle.»

Aucun regret quant à son parcours sambrien ne point dans la voix du résident de Frameries, qui fut donc, dix ans avant le prénommé Grégory, le premier Christ du Sporting : «Il n'y a pas de raison. À 17 ans, je figurais dans le noyau A de ce qui était alors un grand cru, avec aussi Brncic ou Krncevic. À ce moment-là, je n'étais peut-être pas encore prêt mentalement pour continuer l'aventure. J'ai pris une grande claque dans la figure quand le club m'a annoncé que je pouvais chercher un autre employeur. Je suis retombé à l'Olympic (NDLR : puis au Francs Borains et à Strombeek avant de débarquer au Brussels à sa création en 2003), mais j'ai toujours cru en moi et il m'a fallu redoubler d'ardeur pour retrouver la D1 et, surtout, prouver que je pouvais y faire mon trou.»

Deux dates repérées tout de suite

Pour ces nouvelles retrouvailles avec le matricule 22, Bruno, 30 ans depuis avril et sous contrat avec le club bruxellois jusqu'en juin prochain, ne retrouvera plus guère de têtes de son époque : «C'est volontiers que je croise encore de temps à autre Mommens ou Brogno. Chaque été, je coche en tout cas longtemps à l'avance les deux matches entre le Brussels et Charleroi. Ce sera toujours quelque chose de particulier. Je compte parmi ma famille et mes amis nombre de Zèbres qui répondront à nouveau présent ce samedi.»

Précisément, après deux défaites de rang pour chacune, il s'agira d'un tournant important pour les formations qui en découdront au stade Machtens : «Un tournant, je n'irais pas jusque là... Ce qui concerne Charleroi ne m'intéresse pas. Je sais seulement que nous venons de nous incliner deux fois de suite en offrant beaucoup de cadeaux aux adversaires et qu'il conviendra donc de prendre quelque chose. Le Sporting a affirmé les hautes ambitions que l'on sait et n'y répond actuellement pas. Je vous dirai juste que ce n'est pas mon problème. Je n'ai d'ailleurs rien d'autre à ajouter.»