Sonck avait quitté Genk, à l'apogée du club, en 2003. Il a failli revenir en Belgique par là plutôt que par Bruges.

GENK : Bailly, Cornelis, Matoukou, Caillet, Vandooren, Da Silva, De Decker, Vrancken, Barda, Dahmane, Bosnjak; Bolat, Iakovenko, Soeters, Mikulic, Hubert, Toth, Haroun , Anele.

Absents : Ljubojevic, Tiago (genou).

Menacés de suspension : Soetaers, Matoukou.

FC BRUGES : Stijnen, Priske, Clement, Simaeys, Maertens, Leko, Geraerts, Blondel, Djokic, Sonck, Sterchele; Vebauwehde, Vermant, Salou, capon, Valgaeren, Englebert.

Absents : Daerden (genou), De Mets (genou), Alcaraz (mollet).

Menacés de suspension : Leko, Alcaraz, Djokic.

Arbitre : M. Braamhaar.

Wesley Sonck, vous êtes très attendu à Genk. Qu'auront-elles de spécial pour vous, ces retrouvailles?

J'ai déjà rejoué là-bas avec Mönchengladbach en amical. Là, il s'agira d'un match d'un tout autre genre. Une superbe occasion de retourner là où je me suis le plus épanoui. J'en ai gardé une masse d'excellents souvenirs. À l'époque, avec Sef Vergoossen, on était dirigé par un entraîneur qui privilégiait le côté humain. En deux jours, lors du premier stage à Spa, il avait créé une osmose entre les joueurs : on connaissait tous les prénoms des compagnes et des enfants des autres. Ailleurs, ça prend trois à quatre mois. Jacky Mathijssen ne bosse pas de la même manière, il est proche de nous mais différemment. Il a une vision, ça doit marcher comme ça, pas autrement.

De l'eau a coulé sous les ponts depuis votre départ pour l'Ajax. Que reste-t-il du Racing que vous avez connu?

Dans le noyau, presque tous les gens de mon époque sont partis. J'ai revu et discuté quelques fois avec Thomas Chatelle. Encore un peu plus quand nous avons passé un mois d'août ensemble en revalidation, avec les kinés de Genk. J'ai aussi gardé un excellent contact avec l'ancien président, M. Vaessen et le nouveau, M. Lemmens.

Au point que vous avez failli revenir à Genk plutôt qu'à Bruges...

Au nouvel an dernier, Genk m'avait en effet contacté après la blessure de Bosnjak. Mais Willy Reynders doutait de ma motivation et Gladbach avait opposé un veto à mon départ.

Qu'est-ce qui a changé entre le Sonck qui a quitté le pays et celui qui est revenu?

J'ai toujours le même caractère, je reste obsédé par les buts que je dois marquer, pas par ceux que j'ai inscrits (c'est ma grand-mère qui tient mes stats). Mais je suis devenu papa. Avec mes enfants, j'ai appris à perdre volontairement, cela m'a rendu moins excessif qu'auparavant.

Bruges tourne mieux depuis deux semaines. À titre individuel, où en êtes-vous par rapport à votre meilleur niveau?

J'ai eu la chance de pouvoir jouer beaucoup de matches très vite depuis que je suis à Bruges. Celui avec les Diables rouges a accéléré mon retour en forme.

Je connais mes qualités. La principale est de savoir marquer. Quand je transforme les occasions, cela signifie que je suis au maximum et je suis très content. Un salto? Si je marque dimanche, j'en ferai un, mais il y a un respect mutuel entre moi et le public de Genk. Il ne le prendrait pas mal.