Tensions à Saint-Josse et à Schaerbeek

(photo Belga)

Des manifestants d'origine turque ont créé des incidents mercredi soir dans les rues de Schaerbeek et Saint-Josse. Les policiers ont dû charger de temps à autre. La situation s'est calmée vers 22h.

+ Roland Thibaut, porte-parole de la police de Schaebeek, explique les faits et avoue certaines craintes :


La police est intervenue en nombre mercredi à 17h pour empêcher une manifestation spontanée de ressortissants turcs place Liedts à Schaerbeek. Pour le bourgmestre de la commune, il n'était pas question d'autoriser cette manifestation pour laquelle aucune demande n'avait été introduite.

Suite à l'intervention de la police, divers groupes de jeunes se sont déplacés durant toute la soirée sur le territoire des communes de Schaerbeek et Saint-Josse. Plusieurs incidents ont éclaté. Des vitres ont été brisées, des véhicules endommagés et le feu a été bouté à des poubelles par de jeunes vandales. Des jets de pierre ont été lancés en direction des forces de l'ordre.

Les arroseuses de la police fédérale sont entrées en action et la police a chargé à plusieurs reprises les manifestants. Les jeunes ont joué toute la soirée au chat et à la souris avec la police dans les rues de Schaerbeek et Saint-Josse.

Plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées administrativement mais également judiciairement. Une dizaine de policiers ont été blessés. La circulation automobile et des transports en commun a été perturbée durant toute la soirée, en raison notamment des barrages mobiles mis en place par la police.

Le bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode, Jean Demannez (PS), a appelé au calme mercredi soir, déplorant ces incidents. Il a dit comprendre que la communauté turque veuille exprimer sa solidarité avec la Turquie, en raison de la situation tendue à la frontière turco-irakienne, mais a ajouté que la manifestation n'avait pas de sens puisque aucune demande n'avait été introduite.

Pour le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt, la manifestation n'en était pas une puisque aucun calicot n'était visible et aucune slogan n'était scandé. Les éducateurs de rue de la commune de Schaerbeek ont été chargés de calmer les esprits. Selon les éducateurs, une majorité de jeunes présents mercredi soir à Schaerbeek, pour la plupart des adolescents, n'étaient pas originaires de la commune. 

Des incidents similaires avaient déjà éclaté dans la nuit de dimanche à lundi. (Avec Belga)