Division 4 B

Un peu fort de... café

L es «Namurwois» du FCO savaient qu'ils allaient être attendus au coin du bois de Velaine . Quant à passer par le petit chas de l'aiguille... il y a un pas.

Toutes les équipes de seconde zone rêvent d'accrocher, un jour ou l'autre, le scalp d'une grosse cylindrée de la série, à leur tableau de chasse. Et Velaine est bien décidé, aujourd'hui, à couper l'herbe sous l'pied de ce FCO Namur A. «Ils peuvent le faire, ajoute à nos côtés le Raph Innamome. c'est l'homme à tout faire du club.

Comme par hasard, personne pour arbitrer ce match. On cherche, et... on trouve. Un p'tit bonhomme, pas plus haut que trois pommes. Un bon mètre cinquante au garrot. C'est Benoît Radelet.

«Au départ, il était repris dans l'équipe, explique l'attaché au bar.Devant cette pénurie de merles siffleurs, il a décidé d'en jouer, à son tour. Il est en formation, en écolage. Ce qui lui permet de venir nous dépanner.» Il va prouver, tout au long de ce match, qu'on peut être de petite taille, mais de grand talent. Les remarques parfois véhémentes de certains joueurs, vont glisser sur la carapace de son indifférence.

Petite anecdote succulente avant d'entrer dans ce match. La mésaventure arrivée à un visiteur. Parti se soulager avant la rencontre, après avoir généreusement étalé, à l'aide de ses paluches, un puissant baume, sur sa musculature. En début de partie, l'gaillard va avoir des fourmis dans plus d'un membre ! Les ouailles de Marc Maroye sont bien décidés à prendre l'autre à la gorge dès les premières minutes. Au cours du premier quart d'heure, les Nazé, Paquet, Keisen et autres Crimi brother's sont quelque peu secoués. Mais ils laissent passer ce premier orage.

Puis ce penalty (pour une faute incontestable), que Baydir met au fond : 1-0. Suivi d'un second, tout aussi palpable, en faveur du FCO. Qui permet au cap'tain Fortunato Crimi, de remettre les deux équipes dos-à-dos : 1-1.

C'est finalement l'Fred Nazé qui va avoir le dernier mot. Après avoir roulé toute la défense dans la farine, il dépose le ballon au fond des filets : 1-2.

La montée !

Après avoir chanté victoire dans les vestiaires, au grand dam de l'adversaire du jour, le coach Lenoble en remet une couche, tout en respectant l'autre : «Faudrait-t-il bouder notre plaisir ? Nous ne méritons, sansdoute pas, les trois points, mais au moment où ils tombent dans notre escarcelle, nous n'allons pas pleurer pour autant ! Aujourd'hui, mon équipe n'était pas dans un très bon jour. Ils ont suivi mes consignes, mais ils ne les ont pas appliqué à la lettre. Il va falloir, à nouveau, remettre le travail sur le métier. Si nous voulons accrocher l'une des premières places, nous devrons y mettre le prix. Nous avons transféré les joueurs en fonction de ça. Le noyau est court. Mais nous nous devons d'y arriver.»