Après le trail de Goé en début de saison, place au cross de Nivezé. Un bois piégeux, des relances incessantes. Le tout en fin de saison...

La saison se termine pour tout le monde. Ils n'étaient guère nombreux à s'échauffer de façon soutenue avant le départ samedi à Nivezé. Le temps incitait plus à la discussion entre amis du Challenge. Et à la balade bien tranquille dans les bois emmenant ce peloton vers Malchamps.

Prendre de la hauteur, c'est ce que c'était dit Arnaud Duysens qui filait dès le start. À la façon d'un Didier Closset resté cette fois en retrait et qui prenait la foulée des Simar, Dorthu et autre Vandenbroeck quand la course se décantait réellement. Le reste du peloton, lui, tentait vainement de trouver les bons appuis sur ce tapis de feuille aussi piégeux qu'agréable. Des pierres, des racines, attention aux chevilles.

Au fil des kilomètres, le groupe de tête se réduisait comme peau de chagrin, Georges Vandenbroeck se trompant peu après le ravitaillement. Ils n'étaient donc plus que deux à jouer la gagne.

«Je suis resté jusqu'au 6e avec Jean-Michel Simar, expliquait Patrick Dorthu.

Mais mes douleurs aux intestins ont réapparu. J'ai souffert de cela toute la semaine précédant la course et en se rapprochant de la ligne, au 7e km, je pensais arrêter mais le trou était fait avec le 3e. Alors, j'ai continué pour terminer à 15 secondes de Jean-Michel. Il a géré sur la fin. Je dois être opéré pour mon problème en novembre et ce sera vraiment une délivrance.»

Lahaye d'honneur

Pour compléter le podium, on retrouvait une des révélations de la saison, le jeune Adrien Lahaye qui s'était déjoué de tous les pièges. Il a en tout cas plus apprécié qu'à Goé.

«Franchement oui. On m'avait dit que cela montait fort en début de parcours. J'en ai gardé sous la pédale avant d'assurer dès le 4e km ma place sur le podium.»

La course féminine était, elle, nettement plus indécise avec un trio très affûté. Anne Pons, Marie-Paule Villers et Isabelle Duchêne, qui courait dans son jardin, se sont tiré la bourre durant les 9 premiers kilomètres. Le leadership n'arrêtait pas de changer de main et Isabelle Duchêne était mal embarquée à 1000 m de la ligne.

«À ce moment-là, j'étais troisième et j'ai dû me faire violence, malgré que j'étais la plus à l'aise dans les côtes, pour l'emporter. Bien connaître le terrain a été un avantage.»