Le pape qui venait de l'Est

Exceptionnel. Arte consacre ses quatre prochaines soirées à un même sujet, Karol Wojtyla, l'homme devenu pape.

Le film a été présenté au Vatican, à Benoît XVI, un mois après son élection, en mai 2005 et en présence de milliers de personnes. Par la suite, il a connu un véritable succès international. Inédit en France, Arte propose en première vision dès ce mercredi soir et durant quatre soirées successives, Karol, un homme devenu pape puis Karol, le combat d'un pape un film atypique.

La première partie - la plus intéressante - s'intéresse, au fil de deux épisodes, à la jeunesse de Karol Wojtyla futur Jean-Paul II. Il a 18 ans, en septembre 1939 lorsque la Pologne est envahie par les nazis. Étudiant, il est passionné de théâtre et rêve de fonder une famille, d'avoir des enfants. Mais la guerre, l'exode, la déportation de ses amis juifs, la mort de son père et le combat mené contre l'occupant par son ami prêtre, Tomasz Zaleski le poussent vers un autre idéal. Il renonce à l'amour de son amie Hania pour devenir prêtre.

La première mouture du film s'arrêtait après le second épisode qui montrait l'ascension de Karol Wojtyla dans l'Église polonaise jusqu'à son élection en tant que pape en 1978.

Mais le réalisateur, Giacomo Battiato s'est rapidement laissé convaincre de continuer. Une seconde partie, en deux épisodes également, conte le long pontificat de Jean-Paul II, en s'intéressant plus particulièrement au «pape des gens qui souffrent» plutôt qu'à celui qui a créé la controverse par ses positions quant à l'avortement ou le préservatif...

Une histoire en quatre parties, d'une facture classique mais prenante qui permet aussi de découvrir un excellent jeune acteur, Piotr Adamczyk, qui incarne le personnage de sa jeunesse polonaise jusqu'à sa mort, sur le siège de Pierre.

Arte, 20.40 (1/4)