Santé

«Sans-fil», pas sans risques

«Sans-fil», pas sans risques

(photo EdA - Philippe Luc)

Les ondes des GSM, WiFi, téléphones sans fil, etc. ne sont pas sans danger pour la santé. Écolo veut des mesures pour diminuer cette pollution.

Vous êtes dans un magasin de téléphonie. Face à la profusion de GSM, vous vous renseignez sur les qualités techniques des modèles. Durée de chargement de la batterie, pixels de l'appareil photo, capacité de la mémoire. Et surtout rapport qualité-prix. Mais qui, vraiment, va chercher à connaître le degré de dangerosité de l'appareil? Le niveau de ses émissions que l'on dit si nocives? D'ailleurs, le vendeur sera le plus souvent bien incapable de vous renseigner sur cette donnée.

Même chose si vous achetez un téléphone «sans fil», cette fameuse technologie DECT dont les ondes peuvent être plus dangereuses encore. Idem pour les routeurs WiFi, véritables antennes à domicile, ou même les babyphones. Tous appareils électroniques qui utilisent les ondes de hautes et très hautes fréquences (0,1 à 300 GHZ).

Risques de cancers, leucémies, alzheimer, troubles nerveux et du sommeil, neurinome acoustique, gliomes, coupures des brins d'ADN,... alors que des études de plus en plus nombreuses (BioInitiative, Interphone, Reflex,...) concordent pour mettre en garde contre le danger des ondes électromagnétiques, le consommateur reste sous-informé. Le site internet infogsm.be mis en place par le gouvernement s'en tient à une ligne apaisante, calquée sur le «aucun danger n'est prouvé» diffusé par l'Organisation mondiale de la Santé. Position de plus en plus intenable.

«Ce site me met en rage. Il n'est absolument pas actualisé par rapport aux nouvelles études. C'est inadmissible», peste la députée Écolo Thérèse Snoy. Qui avec sa collège de Groen Tinne Van der Straeten, s'apprête à déposer une proposition de résolution visant à protéger les citoyens contre les risques liés à la pollution électromagnétique.

La résolution - à charge du futur exécutif de la mettre en application - , sollicite donc une meilleure information du consommateur, tel un étiquetage clair des produits. Elle demande également que la maladie des personnes hyper-électrosensibles soit reconnue. Elle exige encore une protection des enfants, et notamment que les écoles et les crèches soient exemptes de cette pollution.

Plus généralement, la résolution demande la modification de l'arrêté royal de 2005 pour fixer des normes d'émission plus exigeantes, à l'instar de l'Autriche ou de la Suisse. Une progression en deux temps. D'abord une norme maximale de 0,424 mW/kg (l'équivalent de 3V/m), puis, l'objectif pour 2012 sera de réduire à 0,018mw/kg, soit 0,6V/m. Ces limites à ne pas dépasser seraient aussi valables pour les TAS (taux d'absorption spécifique) des appareils mis en vente sur notre marché.