L'orange bleue d'accord sur l'environnement

Le 16, rue de la Loi se rapproche pour Yves Leterme... (photo Belga)

Les négociateurs de l'orange bleue ont terminé mardi le chapitre "ensemble pour une qualité de vie durable". Un seul point ne semble pas réglé: la représentation des Régions au sein du Conseil d'administration de la SNCB.

+ Le développement durable à la table des négociations

L'accord sur le volet développement durable confirme la volonté de la potentielle orange bleue de faire un effort considérable dans ce domaine. Ainsi, l'accord prévoit notamment qu'il y aura dans le prochain gouvernement un ministre du développement durable avec des compétences transversales importantes. Il stipule aussi que toutes les décisions du prochain gouvernement devront passer un "test de développement durable".

Toutes les mesures qui seront proposées par un ministre devront être accompagnées d'une évaluation de son influence sur ce développement durable à l'image de ce que le gouvernement Verhofstadt avait instauré pour la simplification administrative avec le "test Kafka". L'accord confirme aussi et renforce une série de politiques déjà amorcées par le gouvernement précédent en matière de soutien aux familles et aux entreprises pour la diminution de la consommation d'énergie, l'aide au développement des énergies renouvelables, les biocarburants...

Il confirme aussi la volonté de respecter les engagements de Kyoto et la volonté de l'Europe en la matière d'accepter d'aller plus loin à la condition que les autres pays industrialisés comme la Chine et les Etats-Unis fassent le même effort. Il stipule toutefois qu'il faudra tenir compte de la situation spécifique des différents pays. Les négociateurs veulent donner un chance par exemple à la réouverture du haut fourneau d'Arcelor.

En ce qui concerne l'électricité, l'accord affirme que les partenaires entendent renforcer la concurrence. Dans cette perspective, il confirme que le prochain gouvernement applique la loi sur la sortie du nucléaire tout en ajoutant que la vie de certaines centrales pourra être prolongée pour garantir la sécurité d'approvisionnement mais aussi une accessibilité financière et un production suffisamment importante neutre en CO2.

L'accord ne stipule pas les centrales qui pourraient fermer mais on évoque toujours les plus anciennes, à savoir Doel 1 et 2 et Tihange 1. Dans le volet mobilité, l'accord confirme le principe qui avait déjà été acquis à Val Duchesse, à savoir que les Régions pourront apporter un investissement complémentaire à l'investissement du fédéral et que le fédéral augmentera les moyens disponibles dans un plan sur 10 ans avec application de la clé de répartition actuelle 40/60.

On augmentera aussi les moyens pour le RER et on financera un train léger que la Flandre pourrait utiliser, par exemple, pour une liaison Hasselt-Maastricht. En ce qui concerne la SNCB, il reste cependant un point de friction entre le cdH et les partis flamands, surtout le CD&V/N-VA, à propos de la volonté de ces derniers d'avoir une représentation des Régions ou des sociétés régionales de transport au sein du Conseil d'administration de la SNCB. La discussion porterait notamment sur le statut de ces représentants. Seront-ils administrateurs ou observateurs?