Vendredi noir sur les rails

(photo EdA - Philippe Luc)

La circulation ferroviaire sera sans doute perturbée toute la journée vendredi en raison d'un mouvement de grève. La CGSP "ne veut pas prendre les navetteurs en otage, mais..." Soutenez-vous les cheminots ?

Le syndicat socialiste CGSP a appelé ses affiliés à débrayer vendredi durant une heure en guise de protestation contre la possible instauration d'un service minimum. "Nous ne voulons pas prendre les navetteurs en otage mais ce n'est pas mal si c'est un petit peu le chaos, ainsi les gens verront quels sont les dangers d'un service minimum", a déclaré mardi le président de la CGSP-Cheminots, Jos Digneffe.

Les négociateurs de l'orange bleue ont évoqué la semaine dernière la possibilité d'instaurer un service minimum en cas de grève dans les transports publics, sans aboutir toutefois à une décision définitive. Il a été convenu d'en discuter en premier lieu avec les syndicats du personnel du secteur public.

Le syndicat socialiste CGSP ne songe pas pour autant à suspendre l'action annoncée. "Le fait que l'on ose évoquer le principe est pour nous suffisant pour mener une action. Nous voulons clairement l'affirmer vendredi", a-t-on précisé à la CGSP. Le syndicat redoute que l'instauration d'un service minimum conduise notamment à des situations d'insécurité, au chaos et à davantage d'agressions en raison du manque de place dans les trains.

La CGSP-Cheminots appelle dès lors ses affiliés à arrêter le travail durant une heure vendredi. "Les travailleurs pourront eux-mêmes choisir quand ils débrayent. Par expérience, nous savons que les gens arrêtent le travail à la fin de leur service, le mouvement se fera donc surtout sentir entre 13 et 14 heures et entre 21 et 22 heures", a précisé M. Digneffe. Dès lors, des perturbations ne semblent par exclues durant toute la journée de vendredi.

"Tout le monde sera touché. La circulation ferroviaire devrait se dérouler sous la forme d'une sorte de service minimum. Ce qui n'est pas mal", estime Jos Digneffe, "ainsi tout le monde pourra constater les conséquences possibles d'un service minimum". Le syndicat socialiste s'en tient actuellement à une seule action. Mais si la discussion au sujet de l'instauration d'un service minimum devait resurgir, d'autres mouvements plus durs ne sont pas exclus, conclut le syndicat.

Le syndicat chrétien CSC-Transcom a confirmé mardi qu'il ne soutenait pas le mouvement de grève dans les chemins de fer
prévu vendredi.

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