Les dispositions votées en français annulées

Marino Keulen n'accepte pas que le néerlandais n'ait pas été utilisé lundi soir par les mandataires Wezembeek-Oppem, Crainhem et Linkebeek à leur conseil communal. (photo Belga)

Le ministre flamand des Affaires intérieures va annuler les dispositions qui ont été adoptées lundi soir dans les communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Il ne tolère pas que les mandataires locaux aient débattu en français plutôt qu'en néerlandais.

+ Conseil communal tendu à Crainhem
+ Wezembeek-Oppem: tension et expulsions

Les Conseils communaux de Wezembeek-Oppem, Crainhem et Linkebeek ont adopté lundi soir des motions relatives à l'utilisation du français dans les Conseils communaux, à l'élargissement de la Région bruxelloise, et demandant la nomination des quatre bourgmestres de la périphérie, restée en rade à ce jour.

Le ministre Marino Keulen (Open Vld) a indiqué qu'il allait annuler les dispositions votées lundi soir, sur foi d'un rapport que lui ont transmis des observateurs envoyés par le gouverneur du Brabant flamand. Selon le ministre, seul l'usage du néerlandais est autorisé lors des Conseils communaux, tant dans le chef du bourgmestre, que dans celui des échevins et des conseillers communaux.

Marino Keulen a dénoncé mardi l'attitude des mandataires locaux qui ont, a-t-il dit, pris certaines libertés avec la législation. "Nous exigeons des nouveaux arrivants qu'ils apprennent le néerlandais et qu'ils respectent la loi. Il n'est pas admissible que des conseillers communaux, qui se doivent de montrer l'exemple, refusent d'obtempérer", a-t-il dit. (Avec Belga)