division 2 nationale

Les «Merles» mal en... points

L'important triptyque de l'UR Namur ne pouvait pas plus mal commencer à Tournai (4-2). Les «Merles» doivent impérativement se ressaisir, dès mercredi .

Cinq points sur vingt et un, le bilan des «Merles» n'est guère réjouissant. Mais il n'est pas encore alarmiste, à condition de réussir les deux prochaines sorties : mercredi contre Deinze et dimanche à Ostende. Car cet important triptyque qui a mal débuté à Tournai pourrait malgré tout leur permettre de quitter la place de descendant. Beveren, 15e, au repos mercredi, accueille en effet Hamme, solide leader, le week-end prochain alors que Tournai et Ostende, respectivement 16e et 17e, s'affrontent mercredi.

Mais pour réussir à gonfler son capital points, Namur devra veiller à corriger quelques manquements. Défensivement d'abord. Même si le 3e but inscrit par Tournai l'est sur hors-jeu, ce n'est pas normal que Namur encaisse 7 goals en 2 matches. Avec la répétition des matches, le retour de valeurs sûres comme Fofo et Regnier devrait amener une saine concurrence et soulager ce secteur du jeu. Au milieu, par contre, au côté de l'incontournable Gabor Bukran, métronome de l'équipe, l'arrivée d'un joueur d'expérience semble inévitable si Namur veut grimper dans la hiérarchie. Beersaerts, Gurserver et les autres ont du talent, c'est indéniable, mais ils seraient sans doute encore plus forts avec un garçon de métier pour les calmer.

Devant aussi, si Sbaa retrouve progressivement son meilleur niveau - «Je ne suis pas encore à 100 % mais ça revient», glisse l'intéressé - Nzuzi n'apporte pas (encore?) ce qu'on attend d'un attaquant avec une telle carte de visite. Justement, la date limite pour transférer, c'est mercredi. Et contrairement à Geel par exemple (arrivée de Bouchouari), Namur ne profite pas de cette mesure exceptionnelle autorisée par l'Union belge. «Je pense qu'il n'y aura rien d'ici le 24 (date limite), regrette Jean-Claude Baudart. C'est vrai qu'il ne nous manque pas grand-chose, mais il faut quand même que le staff se rende compte que l'arrivée d'un vrai numéro 10 est indispensable. Je n'ai pas toujours l'impression que le coach en soit conscient».

Le tableau du début de saison namurois n'est malgré tout pas aussi noir que le laisse apparaître le classement. Il faut se rappeler qu'il y a 3 mois, Namur se préparait à jouer en D3. Sept matches plus tard, si aucune victoire ne l'a matérialisé, il a prouvé qu'il n'était pas un oiseau pour le chat et que sur des parties de match, il possédait le niveau de la D2. D'ailleurs, sans l'exclusion de Boukamir à Tournai, Namur gagnait sa première rencontre. «C'est frustrant de se retrouver là, avec 5 misérables petits points en développant un aussi beau football, déplore Mario Fasano. C'est l'apprentissage de la D2 mais à notre décharge, l'arbitre a fait basculer le match». Olivier Nanni, déjà jauni cinq fois cette saison, abonde dans le sens de son partenaire en défense : «Ce n'est pas logique, nous prenons 6 cartes, contre 1 à Tournai alors que la possession de balle est pour nous. C'est un vol manifeste». Peut-être mais mercredi contre Deinze, que l'arbitre se trompe ou non, Namur doit gagner. Et peu importe la manière.