Division 2 AS Eupen

Manque-t-il un leader au Kehrweg?

À Eupen, quand tout va bien, tout va bien. Mais dans la difficulté, chacun semble regarder l'autre du coin de l'oeil. Fred Lebe fait le point.

Y a-t-il du mouron à se faire chez les pensionnaires de l'antichambre de l'élite? À la lecture des derniers résultats enregistrés et surtout par la manière de concéder les buts - neuf en trois matchs - on peut répondre par l'affirmative.

«Où est passé l'esprit solidaire de la saison passée?», s'interroge le buteur de ce samedi, Frédéric Lebe, retrouvant une place de médian droit suite au forfait de Penga. Du coup, Stéfan Bongard faisait sa réapparition après quelques semaines assis sur le banc dans le onze un cran derrière lui.

«Tout semble toujours rose ici à Eupen. Mais quand le navire coule, il continue de couler. Personne n'est là sur le terrain pour tenter de le renflouer. Mon but? C'est le premier cette saison mais il ne sert pas à grand-chose.»

Pousser une bonne gueulante lorsque cela s'avère nécessaire. Resensibiliser le groupe lorsque les difficultés arrivent en pleine partie. Quelqu'un est-il capable de prendre se rôle de relais sur le terrain entre l'entraîneur et l'équipe. Il semble que non actuellement. Personne ne semble avoir ce charisme nécessaire. Et malgré son expérience, Fred Lebe ne revendique aucunement un rôle pareil.

«On a déjà fait comme ça la saison passée. Il nous manque un leader. Un gars qui fustige tout le groupe. Pendant nonante minutes, c'est mou. Ca ne vit pas sur le terrain. Il faut que nous montrions une autre envie durant le match, une envie de vouloir la victoire.»

Comme son mentor, l'ex-Sprimontois pointe la faiblesse mentale actuelle du groupe. «Il y a trois ou quatre semaines, nous étions vraiment bien dans notre tête. La défaite concédée face à Tubize a indéniablement changé la donne.»

Et il faudra rapidement relever la tête car le programme n'est pas des plus abordables. «Nous allons à l'Union avant de recevoir l'Antwerp qui reste l'Antwerp. Ensuite on commence les gros bras avec Hamme et Louvain.»